L'Avenir Agricole et Rural 30 novembre 2017 à 08h00 | Par T.L.

Vive les vacances

«J’ai demandé au gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour que l’utilisation du glyphosate soit interdite en France dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans 3 ans» E Macron, le 27/11/2017

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Un feedlot : une distorsion de concurrence que vont subir les éleveurs européens à cause du CETA.
Un feedlot : une distorsion de concurrence que vont subir les éleveurs européens à cause du CETA. - © FLPA/M NEWMANN

Edito de Thierry Lahaye

Je crois que j’ai compris. J’ai mis le temps seriez-vous sans doute tentés de me dire. En effet je me demande depuis quelque temps (une petite vingtaine d’années quand même), pourquoi une majorité de décideurs politiques, français ou européens, de droite ou de gauche, pousse petit à petit l’agriculture vers la porte de sortie. Entre le CETA et le glyphosate l’année devient moribonde pour l’agriculture. Pourtant ils savent comme nous, simples agriculteurs de zones intermédiaires que nous sommes, que l’agriculture pèse plusieurs milliards d’euros dans la balance commerciale.

Ils savent qu’un peu plus de 10 % de la population active dépend de la bonne santé financière et économique de l’agriculture.

Ils savent que l’agriculture façonne et préserve les paysages et peut ou doit devenir l’un des acteurs principaux de lutte contre le réchauffement climatique (programme 4 pour mille pour ceux qui dorment dans le fond de la classe). Tout cela, ils doivent le savoir, je n’ose imaginer le contraire. Avouez, tout de même qu’au vu des décisions prises ou à prendre dans les semaines à venir, le doute s’installe.

Savent-ils tout ça ?

S’ils ne le savaient pas, cela expliquerait beaucoup de choses. Comment peut-on comprendre la décision de quelqu’un -pourtant en plein maîtrise de ses fonctions intellectuelles- d’interdire le glyphosate et sa non dangerosité (avec toutes les conséquences dont nous avons déjà parlé) en expliquant à nos plus grands concurrents : «allez-y, envoyez nous tout ce que vous ne voulez plus produire, ce sera sans conséquence» ?

Incroyable, les mêmes décideurs qui nous parlent de bien être animal, de mise aux normes, accueillent à bras ouverts l’élevage aux hormones et leur feedlot. Les mêmes décideurs qui ne veulent pas des OGM, ouvrent grands les vannes des sojas américains du nord et du sud avec leurs seaux de glyphosate et pas un gramme non OGM.

Vous pourrez retrouver la suite de l'édito dans notre édition du 1er décembre 2017.

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