L'Avenir Agricole et Rural 09 août 2018 à 09h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

VITICULTURE : Le vin de Coiffy se démarque

Les caves des vins de Coiffy ont ouvert leurs portes les 28 et 29 juillet à Coiffy-le-Haut. L’occasion de découvrir toute la richesse de ce vin qui doit sa renaissance à la volonté d’un groupe de passionnés.

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Au domaine Florence PELLETIER, les vendanges devraient commencer fin août.
Au domaine Florence PELLETIER, les vendanges devraient commencer fin août. - © T MORILLON

Le vignoble de Coiffy existe depuis le début du XIIIe siècle, à cette époque le village est entouré par 225 ha de vigne. Grâce à sa bonne réputation, le vin de Coiffy se vendait dans toute la région, et se développa progressivement jusqu’à atteindre plus de 300 ha de vignoble au XIXe siècle. Avant l’apparition du phylloxéra en 1 880 ce ne sont pas moins de 240 ménages à Coiffy qui vivaient de la vigne. Malheureusement le puceron ravagea les ceps qui furent abandonnées au fil des années et en 1983 seulement 3 ha sont cultivés. Les vins produits étaient alors issus de cépages hybrides (croisement entre vignes européennes et américaines pour éviter le phylloxéra) et donc d’une qualité moyenne.

 

Réapparition des vignes

En 1983, afin de relancer la dynamique dans la commune et éviter l’exode de la population, le maire de Coiffy Henri Pelletier et un groupe d’agriculteurs du village décident de créer l’association des vins de Coiffy, présidée par Michel Renaut, et de replanter des vignes. Après obtention des droits d’exploitation, leurs efforts sont récompensés en 1989 avec l’obtention d’une Indication Géographique Protégée (IGP) « Coteaux de Coiffy ». Aujourd’hui cette IGP compte 30 ha et deux entités viticoles : la SCEA des Coteaux de Coiffy et le domaine Florence Pelletier.

 

C’est justement en 1983 que la Société Civile d’Exploitation Agricole (SCEA) des Coteaux de Coiffy est fondée. Aujourd’hui on ne retrouve que trois associés, les autres, satisfaits d’avoir vu renaître le vignoble, ont peu à peu cédé leurs parts de capital. Pascal Camus, Michel Renaut, son fils Laurent, ainsi que l’épouse de ce dernier vinifient eux-mêmes leur production. Utilisant les techniques locales ancestrales, ils taillent la vigne en lyre. Cette technique est constituée de deux piquets disposés en V avec les pieds de vigne alignés au centre afin de maximiser le développement foliaire et permettre aux ceps de profiter du moindre rayon de soleil. La maîtrise du processus de maturation du raisin est ainsi optimisée. 5 cépages sont cultivés : Chardonnay, Auxerrois, Pinot gris, Pinot noir et Gamay, permettant de proposer aux clients 9 vins (dont deux effervescents) ayant chacun son caractère propre.

Lire la suite de l'article en page 03 de notre édition.

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