L'Avenir Agricole et Rural 13 juin 2013 à 11h36 | Par L'Avenir Agricole et Rural

VISITES D'ESSAIS EMC 2 - DERNIIÈRE LIGNE DROITE AVANT LA RÉCOLTE

La réunion pré-moisson organisée par EMC2 a eu lieu au silo de Saint Blin, dans un contexte de récolte prometteuse des deux côtés de l’Atlantique.

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Sur cinq ans en blé, quelque soit la variété, EMC2 enregistre 17 quintaux de «nuisibilité», un écart calculé par rapport à l’essai témoin sans fongicide. Le coût des traitements est estimé à 60 euros/ha.
Sur cinq ans en blé, quelque soit la variété, EMC2 enregistre 17 quintaux de «nuisibilité», un écart calculé par rapport à l’essai témoin sans fongicide. Le coût des traitements est estimé à 60 euros/ha. - © ESTELLE DAUPHIN

Campagne 2012

La collecte d’EMC2 s’est élevée à 770 000 tonnes contre 808 000 tonnes en 2011. La collecte de blé a été de 180 000 tonnes seulement, compensée par les rendements des cultures de printemps. Les compléments de prix de la dernière campagne ont permis d’atteindre des records pour le colza (470 e/t) et le tournesol à (500 e/t).

 

Règlement de campagne

Après un rappel des règles de sécurité aux usagers des silos, les responsables d’EMC2 sont revenus sur le règlement de campagne. En blé, la recrudescence de mycotoxines, a conduit la coopérative à basculer une quantité significative de grain en qualité fourragère. Par conséquent, le taux de grains fusariés (roses ou blancs) devra être inférieur à 2 %. Le taux de grains germés devra être inférieur à 1 %. Le barème pour les protéines est simplifié: 0,15 e/dixième (jusqu’à 1,5e/t) de 11,5 % à 12,5 % pour tous les blés et réfaction de -0,15e/dixième (jusqu’à 3e/t) de 11 à 9 %).

En blé et en orge, un forfait de 3e/t sera appliqué dès la présence d’ergot.

Concernant la récolte du maïs et du tournesol, le système d’inscription au séchage sera reconduit. L’an passé l’ensemble de la marchandise a été séchée en temps et en heure.

René Bartoli, directeur d’EMC2, a présenté les tendances des marchés agricoles. Les récoltes s’annoncent bonnes, en Europe comme aux Etats-Unis ; ce qui a un effet dépréciateur sur les prix qui sont légèrement en dessous de leurs niveaux de 2011-2012. Le blé FOB Moselle est actuellement à 200 e/t, le maïs est à 183e/t, l’orge de mouture à 180e/t et le colza est à 420e/t

Sur la zone EMC2, 35 % des colzas ont été remplacés par des cultures de printemps (15 % «seulement» en Haute-Marne).

 

- © ESTELLE DAUPHIN

 

Actualités par Philippe MAngin


> Coopératives : des rapprochements inéluctables

 

Le Président d’EMC2, Philippe Mangin, a fermement dénoncé la concurrence entre coopératives, expliquant que ces structures n’ont d’intérêt que si elles savent se donner la main. «C’est une question de survie dans le contexte actuel». Il a ainsi annoncé le rapprochement d’EMC2 avec la Coopérative Agricole de Lorraine (CAL) dans la structure CEREST, pour la commercialisation d’1,4 millions de tonnes de grain avec possibilité de chargement sur la Moselle de Toul à Hayange.

 

> Biocarburants : nous cultivons l’espoir...

«La filière biocarburant est en proie à de graves difficultés», estime le Responsable, «alors que les usines à peine sorties de terre sont loin d’être payées». EMC2, qui en détient 7 % par le biais de Siclaé, a provisionné 800 000 euros cette année pour se prémunir d’un aléas économique.

Contrairement au colza, le blé reste sous-valorisé par rapport au prix du marché, même si tout est mis en œuvre pour y remédier. Malgré le soutien des gouvernements successifs, les compagnies pétrolières ont choisi d’incorporer du biodiesel importé

issu d’huiles usagées. Bruxelles est sur le point de limiter les importations avec tous les risques de guerre commerciales qui en découlent.

 

> PAC : peut-être un accord courant juin

Un accord pourrait être trouvé courant juin mais rien n’est certain. Dans ce cas, estime Philippe Mangin, ce sera un accord sur une mauvaise réforme qui ne concerne que la répartition des aides et n’apporte aucun outil de régulation des marchés, exposés à une volatilité «suicidaire».

> Elevage : inverser le rapport de force avec la grande distribution

Malgré des tendances haussières de la consommation en produits carnés de qualité dans les pays émergeants, la filière confrontée à des problèmes de compétitivité, peine à s’organiser. En France, la Grande Distribution, épargnée par le gouvernement au nom «de la défense du pouvoir d’achat du consommateur», impose ses conditions et il est impossible de passer des hausses de prix. Pour inverser la tendance, InVivo, que préside également Philippe Mangin, compte lancer un magasin pilote dès 2014 de distribution alimentaire, dans le but de faire réagir les grandes enseignes.

 

> Sur le terrain

EMC2 pilote 10 000 micro-parcelles sur une centaine d’essais, afin de tester tous les produits et semences commercialisées dans les conditions agronomiques du Grand Est. A Saint Blin, les sites d’essais étaient consacrés aux variétés, aux fongicides, aux cultures fourragères, à une période où les agriculteurs réfléchissent à leur prochain itinéraire cultural.

 

 

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