L'Avenir Agricole et Rural 12 janvier 2017 à 08h00 | Par T.M.

Valoriser l’herbe pour gagner en autonomie alimentaire

10 exploitations laitières du département se sont rassemblées au sein d’un Groupement d’Intérêt Economique et Environnemental (GIEE*). Accompagné par la Chambre d’Agriculture, «Pâturage lait d’avenir» est le 1er GIEE de Champagne-Ardenne sur le thème de l’élevage.

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A Vaudrecourt, le GAEC du Minuet veut se spécialiser dans le lait. Le système de traite a été modernisé pour gagner du temps et l’atelier viande va être abandonné.
A Vaudrecourt, le GAEC du Minuet veut se spécialiser dans le lait. Le système de traite a été modernisé pour gagner du temps et l’atelier viande va être abandonné. - © T.M.

«Pâturage lait d’avenir» est composé d’exploitations du nord du département (Gaec des 3 sillons, EARL Dechaux, Thierry REMY), du centre (Gaec du Minuet, EARL Bienvenue et Gaec Marie Fontaine) et même du sud (Gaec du Soleil Levant, Gaec de la Losne, EARL du Faubourg, Gaec de la Vallée du Breuil). En plus de l’éloignement géographique, les exploitations ont des tailles (de 60 ha à 250 ha) et des systèmes différents : 5 fermes produisent du lait conventionnel, 3 sont en agriculture biologique et 2 en AOP Brie de Meaux. Au total, ce sont 19 exploitants et 5 salariés qui se donnent comme objectif de remettre l’herbe au cœur du fonctionnement de leur système de production afin d’acquérir davantage d’autonomie alimentaire.

Partage de pratiques

Daniel COUEFFE, conseiller à la Chambre d’Agriculture a animé une formation sur le pâturage et l’autonomie fourragère à l’automne 2015. C’est là que les agriculteurs des 10 exploitations se rencontrent. Ils échangent avec le responsable de la ferme du lycée agricole de Pixérécourt (54) sur le pâturage tournant du troupeau laitier sans ensilage de maïs, le resemis de prairie et l’agroforesterie mise en place sur les parcelles. Le groupe termine sa formation à l’INRA de Mirecourt où il profite des travaux d’expérimentation sur la gestion du pâturage et du semis d’herbe en agriculture biologique.

Cette formation a permis de souder le collectif qui prend conscience de l’importance de l’herbe dans le système laitier, tant au niveau économique avec une diminution de la dépendance aux achats de protéines, qu’au niveau environnemental avec une limitation des produits phytosanitaires. Les éleveurs veulent appliquer ces conseils sur leur exploitation tout en continuant à partager leurs expériences. Daniel COUEFFE soumet alors l’idée de constituer un GIEE.

Projets personnels, motivations communes

En décembre 2015, le groupe participe à une formation dispensée par Pauline BONNET, coordinatrice des GIEE, afin de faire émerger le projet. Il s’en suit une visite du Gaec de Louiseville (55) qui a mis en place un système basé sur le pâturage (100 % herbe), ce qui est très atypique pour ce secteur céréalier. Malgré un grand troupeau, la bonne gestion du pâturage tournant et la grande autonomie fourragère de l’exploitation lui permet d’obtenir des résultats économiques bien au-dessus des moyennes de référence.

Le GIEE commence alors à se construire concrètement, chaque éleveur fait un état des lieux de ses attentes personnelles. Ensuite 5 journées de travail sont organisées autour de 3 axes : la réorganisation du parcellaire pour faciliter le pâturage des vaches traites, l’adaptation des conduites de pâturage avec amélioration de la qualité des prairies et l’introduction de l’agroforesterie. Chaque journée est accompagnée de la visite d’une ferme du groupe pour en visualiser les points communs, échanger et faire avancer les projets de chacun. Le groupe commence à travailler sur les possibilités de pâturage et les investissements qui en découlent. Pâturage lait d’avenir est labellisé fin novembre 2016, les éleveurs sont engagés pour 5 ans.

Vous pourrez retrouver la suite de cet article dans notre édition du 13 janvier 2017.

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