L'Avenir Agricole et Rural 14 mars 2019 à 10h00 | Par Benoit VENIER

Une première campagne de dépistage systématique

Après une première année de dépistage, la situation Haut-Marnaise se précise. Face à l'impact clinique de la BVD, son coût, l'évolution du contexte européen, un plan national d'éradication est programmé.

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A ce jour 95 % des naisseurs sont engagés dans le dépistage systématique à la naissance, et 85 % des veaux sont effectivement contrôlés
A ce jour 95 % des naisseurs sont engagés dans le dépistage systématique à la naissance, et 85 % des veaux sont effectivement contrôlés - © GDS

Il concernera tous les éleveurs de bovins avec les objectifs suivants : stopper les pertes sanitaires et économiques liées à la BVD et ses conséquences, assurer la sérénité des éleveurs vis-à-vis de cette pathologie et permettre la valorisation commerciale de nos bovins en France et à l'étranger.
Durant l'année 2018, la BVD a été recherchée par prélèvement auriculaire des veaux nouveaux nés grâce à la boucle 2 en 1. A ce jour 95 % des naisseurs sont engagés dans le dépistage systématique à la naissance, et 85 % des veaux sont effectivement contrôlés. Malheureusement les éleveurs non engagés ou qui n'envoient pas leurs trocarts font courir un risque à tous les éleveurs soucieux de bien faire et qui participent à l'effort collectifs.
Malgré cela sur 2018 c'est tout de même 47 000 veaux dépistés et 103 000 Bovins qui ont acquis un statut NON IPI (veau + mère, voir grand-mère).
560 veaux ont été déclarés Viro-positif et un peu moins de la moitié d'entre eux confirmés IPI.
Sur les 270 animaux IPI, 135 sont morts (Atemax), 46 sortis boucherie, 22 sortis élevage, les autres sont généralement des animaux confirmés récemment et qui seront euthanasiés, ou valorisés en boucherie en respectant certaines conditions d'isolement et de sortie rapide entre autres.

Une maîtrise des introductions avec le respect d'une quarantaine

Les éleveurs sont sensibilisés au risque lors de chaque mouvement. Dans tous les cas, pour se prémunir des infections transitoires, tout animal introduit (achat, pension, retour de concours...) est à isoler pendant au moins 15 jours. Ces mesures sanitaires de base permettent d'éviter la contamination du cheptel par un animal introduit.
Lorsqu'une vache gestante est introduite, le veau issu de celle-ci peut être plus dangereux que sa mère. En effet, s'il a été contaminé entre le 1er et le 4ème mois de gestation, il peut naître IPI.

L'augmentation des dérogations au contrôle IBR à l'introduction a conduit à une baisse de la vigilance. C'est pourquoi le GDS 52 incite tous les éleveurs à profiter de cette dérogation pour dépister dès la sortie de bétaillère d'autres maladies qu'ils risquent d'introduire, notamment la BVD qui est subventionnée à 50 % cette année encore.

Vous pourrez retrouver la suite de cet article dans notre édition du 15 mars 2019

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