L'Avenir Agricole et Rural 22 septembre 2016 à 08h00 | Par Jeunes Agriculteurs

Une étape essentielle à la réussite d’une installation agricole

Le métier est complexe : un agriculteur est un véritable chef d’entreprise. Il est le décideur et le responsable d’un système d’exploitation. Cela nécessite des compétences techniques pointues, mais également des compétences en économie, gestion, droit, relations humaines…

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Lorsqu’un porteur de projet souhaite s’installer avec les aides nationales à l’installation, un diplôme agricole de niveau Bac ou équivalent est nécessaire
Lorsqu’un porteur de projet souhaite s’installer avec les aides nationales à l’installation, un diplôme agricole de niveau Bac ou équivalent est nécessaire - © Reussir

Devenir chef d’entreprise demande d’acquérir des connaissances de plus en plus nombreuses au fil des années. Un agriculteur ne doit pas être seulement un bon technicien, il doit aussi maîtriser de nombreux sujets qui le touchent au quotidien sur son exploitation et qui participent à la bonne gestion de cette dernière. Bien entendu, il est accompagné par son comptable, son conseiller de gestion, ses conseillers techniques, juristes, notaire,… mais c’est à lui de prendre les décisions pour sa structure et d’en apprécier les risques. C’est pourquoi la formation est la première composante de la réussite d’une l’installation : le futur installé doit être bien préparé à la conduite de son exploitation.

Acquérir la capacité professionnelle agricole peut se réaliser via différentes voies en fonction du parcours du porteur de projet et de son âge : la formation initiale pour les étudiants, la formation continue pour les professionnels, l’apprentissage, la formation à distance, la Validation des Acquis de l’Expérience (toute personne, quels que soient son âge, son statut et son niveau de formation, ayant au moins trois ans d’expérience salariée, non salariée ou bénévole peut entreprendre cette démarche).

Lorsqu’un porteur de projet souhaite s’installer avec les aides nationales à l’installation, un diplôme agricole de niveau Bac ou équivalent est nécessaire ainsi que la réalisation des formations inscrites dans son Plan de Professionnalisation Personnalisé défini avec une conseillère projet et une conseillère compétence de la Chambre d’Agriculture.

Depuis le 1er janvier 2015, tout porteur de projet agricole peut réaliser le PPP même s’il s’installe sans les aides nationales à l’installation. En effet, la réussite du dispositif à l’installation a encouragé politiquement son ouverture à tous : 95 % des porteurs de projet s’étant installés avec le dispositif sont toujours en activité 5 ans après. La plupart des formations qui sont réalisées dans le cadre du PPP sont prises en charge par le fonds de formation VIVEA (et ce, même si le porteur de projet n’y cotise pas encore) : le Point Accueil Installation atteste auprès de cet organisme que les démarches pour l’installation ont débuté. En moyenne, 35 heures de formation sont financées par VIVEA par stagiaire dans ce cadre, en complément du stage 21h qui lui est pris en charge par le Ministère de l’Agriculture.

En outre, un contrat de couverture sociale pour l’installation en agriculture (CCSIA) a été mis en place afin que les porteurs de projet ayant entre 18 et 40 ans et ne disposant pas de couverture sociale puissent être affiliés à la MSA lorsqu’ils réalisent les formations du PPP.

Vous pourrez retrouver la suite de cet article dans notre édition du 23 septembre 2016.

Afin de favoriser la transmission d’entreprises hors du cadre familial et de favoriser la formation sur l’exploitation existante, deux outils existent :

Le stage de pré-installation (financé par le Conseil Régional) : le cédant accueille un repreneur potentiel de 6 à 12 mois sans interruption sur son exploitation. S’il existe un lien de famille, il doit être au-delà du 3ème degré afin de pouvoir prétendre à ce dispositif. L’encadrement et le suivi du stage sont obligatoirement assurés par un CFPPA. L’aide s’élève à une allocation mensuelle de 700 et la prise en charge des frais de protection sociale.

Le contrat de génération-transmission en agriculture : les exploitants âgés d’au moins 57 ans peuvent bénéficier d’une aide à condition d’employer à temps plein une personne autre qu’un parent ou allié jusqu’au 3ème degré, qui est : soit un salarié âgé de 26 à 30 ans lors de son arrivée sur l’exploitation ; soit un stagiaire de 30 ans au plus lors de son arrivée. L’aide s’élève à 4 000 dans le cas d’un salarié et 2 000 pour un stagiaire par an sur trois ans.

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