L'Avenir Agricole et Rural 17 décembre 2020 a 09h00 | Par TM

Une bonne vente de bois, poussée par le chêne

Malgré la crise sanitaire, la vente d’automne des coupes de bois sur pied a pu avoir lieu à Semoutiers le mois dernier. Seuls les acheteurs pouvaient y assister et des dispositions exceptionnelles ont été mises en place. De bons lots ont trouvé preneurs.

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Les conditions d’exploitations des arbres sont déterminantes pour les acheteurs.
Les conditions d’exploitations des arbres sont déterminantes pour les acheteurs. - © TM

La Coopérative Forestière de Haute-Marne (CPF 52) et le Groupement de productivité et de développement forestier haut-marnais (GROUFOR 52), ont bien cru qu’ils ne pourraient organiser leur traditionnelle vente d’automne. Un enjeu important puisque c’est lors de cette vente que les lots de chêne, essence très demandée et dont les prix peuvent s’envoler, sont mis aux enchères. Heureusement, le maire de Semoutiers a accepté de mettre à disposition la salle des fêtes de la commune. Seuls les acheteurs pouvaient être présents. Les organisateurs ont mis en place un protocole sanitaire strict : gel hydro-alcoolique, port du masque obligatoire, un seul acheteur par table, feuille de présence à l’entrée pour les éventuels cas-contact.

Le chêne, une valeur sûre

83 articles étaient mis en vente, soit 25 600 m³ de bois, dont 4600 m³ de chêne, 4700 m³ de hêtre et 13 000 m³ de frêne et divers feuillus et bois d’industrie. Les deux tiers des lots ont été vendus. « Au vu de la conjoncture économique mondiale, nous sommes satisfait de la vente. Nous nous attendions à pire que ça » indique Michaël Léotier. Le marché du chêne se porte toujours très bien avec des prix allant de 75 à 300 €/m³ selon la qualité. « Tous les beaux lots de chêne se sont vendus à de très bons prix » explique le technicien qui remarque que la demande en peuplier se confirme, ce qui augmente les prix de vente. Même constat pour le douglas en gros bois avec des prix qui dépassent 70 €/m³.

L’épicéa en danger

Michaël Léotier alerte de l’impact de la sécheresse, particulièrement sur les épicéas. « Toutes les forêts d’épicéas sont en train de sécher les unes après les autres, c’est une catastrophe. On ne met même pas cette essence en vente aux enchères, on essaye de vendre au coup par coup les très gros lots qui peuvent rester attractifs, mais à des prix très bas pour que les parcelles soient nettoyées. C’est problématique pour les petits propriétaires car on ne trouve personne pour venir exploiter leurs épicéas ».

Vous pouvez retrouver la suite de cet encadré dans notre édition du 18 décembre 2020.

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