L'Avenir Agricole et Rural 16 mars 2017 à 08h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

Une aide pour prendre du recul

Le Service de Remplacement (SR) a organisé son assemblée générale le 14 mars à la Chambre d’Agriculture. L’organisme se redresse financièrement et propose « un accès au répit », en collaboration avec la MSA.

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Le Service de Remplacement a un rôle primordial
 en période de crise.
Le Service de Remplacement a un rôle primordial en période de crise. - © T.M.

Indisponibilité

«Le service va mieux, mais le contexte économique pour les exploitants reste compliqué » déclare le Président du SR Sébastien RIOTTOT. Il a remercié l’implication de la FDSEA qui s’est organisée en mobilisant son personnel à titre gracieux lors du congé maternité de l’animatrice Sophie RELANGE. Le SR a donc réussi à accomplir ses missions tout en faisant des économies. En ajoutant à cela une hausse d’activités en 2016, les comptes sont à présent à l’équilibre (après quelques années difficiles), lui permettant de repartir sur des bases plus solides.

Stabilité des adhésions

Le nombre d’adhérents reste le même : 140 en 2016. 88 personnes ont fait appel au Service de Remplacement (contre 80 en 2015), dont 20 femmes (4 de plus que l’année précédente).

Le nombre d’adhésions au contrat d’assurance remplacement Groupama diminue depuis plusieurs années : 29 en 2016 contre 45 en 2011. Cette baisse s’explique par les départs en retraite, les nouveaux exploitants n’osant pas faire appel au SR. Le service a fait davantage de petites embauches, ce qui représente au total 4,54 ETP en 2016, soit 47 agents en CDD et 1 en CDI.

Hausse de l’activité

Il y a eu 1 117 jours de remplacement en 2016, soit 75 de plus que l’année précédente. On observe une forte augmentation des maladies/accidents du travail (quasiment le double de 2015), ce qui entraîne souvent un remplacement de longue durée. On notera une petite baisse des remplacements maternité/paternité et des jours de congés. Le « complément de main-d’œuvre » (60 exploitants en 2015 contre 6 en 2016) est beaucoup moins utilisé car ce motif ne bénéficie pas d’aides. Quand cela est possible, les personnes sont redirigées pour qu’elles ne payent pas la totalité du remplacement. En revanche, le SR a encore du mal à sensibiliser les exploitants sur le volet « formation », trop peu utilisé actuellement, mais on peut y voir également l’un des effets de la crise économique traversée par les agriculteurs.

Au centre du département, les exploitants ont moins sollicité le SR en 2016. En revanche l’activité est en hausse au nord et au sud. C’est dans ce dernier secteur que se concentre le plus gros de l’activité du SR avec 593 jours utilisés, contre 459 en 2015. C’est dans la production laitière que l’on trouve le plus de remplacements (707 en 2016), majoritairement pour des causes de maladies ou d’accidents (les éleveurs y sont particulièrement exposés lors de la traite par exemple). « La main-d’œuvre en élevage est indispensable » souligne Sébastien RIOTTOT, « sans l’action du Service de Remplacement, des exploitations seraient en péril, d’où notre volonté d’apporter de la réactivité quand il y en a besoin. Maintenir l’élevage, c’est maintenir un service rapide et compétent ».

Le SR a fortement communiqué, par l’intermédiaire d’articles de presse ou par le FD Infos. Sophie RELANGE a tenu un stand d’informations lors de différents événements : le forum installation à Choignes, la promotion des métiers en agriculture à Chalons, le forum de l’emploi à Joinville et la fête de l’agriculture à Perrusse. L’occasion de présenter le service et de répondre aux questions.

Nouveau dispositif

En collaboration avec la MSA (signature d’une convention), une aide au répit est mise en place. Il s’agit d’un dispositif d’aides au remplacement des agriculteurs en situation d’épuisement (professionnel, mal-être, problèmes de santé…) et ainsi éviter un burn-out. Après préconisation de la médecine du travail ou de travailleurs sociaux, la MSA accompagne l’exploitant via des séjours de quelques jours hors exploitation, pour qu’il puisse souffler et prendre du recul. L’intervention du SR est intégralement financée par la MSA, la Haute-Marne et l’Aube se partageant une enveloppe de 65 000 . Le temps de séjour est adapté aux besoins de l’agriculteur.

Vous pouvez retrouver cet article dans notre édition du 17 mars 2017.

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