L'Avenir Agricole et Rural 22 octobre 2020 � 11h00 | Par TM

«Un syndicat permet de faire passer des messages»

Sandrine Brauen élève 80 vaches allaitantes et 250 taurillons avec son mari à la ferme de Grignoncourt à Fresnoy-en-Bassigny. Elle est également élue à la Chambre d’agriculture et secrétaire générale de la FDSEA.

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Sandrine Brauen est secrétaire générale FDSEA 52 depuis avril.
Sandrine Brauen est secrétaire générale FDSEA 52 depuis avril. - © TM

L’Avenir Agricole : Pourquoi avoir décidé de vous engager au niveau syndical ?

Sandrine Brauen : J’aime échanger et écouter les expériences des autres. Justement la Fdsea permet de s’informer et de s’ouvrir vers l’extérieur. Quand on est syndiqué on comprend comment les choses se passent et on peut apporter ses idées. Un syndicat permet de faire passer des messages et je pense qu’on est jamais mieux servi que par soi-même. Mais ce n’est pas toujours évident. La conjoncture est difficile et ça a tendance à en démotiver certains. Il faut garder le moral, montrer l’exemple et essayer de trouver des solutions. L’engagement syndical c’est aussi donner un peu de soi, ça demande beaucoup de temps et d’énergie. Si on ne se mobilise pas le syndicat n’existerait pas, ce sont les agriculteurs qui lui donne vie. Malheureusement on souffre un peu du manque de renouvellement, ce serait bien qu’il y ait plus de mouvement.

AA : Dans ces conditions, comment arriver à garder un lien avec les adhérents ?

SB : On a fait des réunions de bureau et des conseils d’administration en visioconférence. On a aussi fait des réunions téléphoniques pour garder un lien et rester informé. Avec Sébastien Riottot (président de la FDSEA 52) on se téléphone régulièrement. Le covid a changé les choses, ça nous a coupé l’herbe sous le pied. La situation en avait démotivé certains, mais nos réunions de rentrée en septembre ont eu du succès. Les adhérents sont venus nombreux, ce qui prouve qu’on avait besoin de se retrouver et de discuter pour prendre des nouvelles.

AA : Êtes-vous optimiste pour l’avenir ? Selon vous à quoi ressemblera l’agriculture de demain ?

SB : Il faut toujours être optimiste. Je pense que les nouvelles générations n’auront pas les même notions, pas le même vécu, elles auront une autre vision de l’agriculture. Mais il y aura de la place pour tout le monde : éleveurs, céréaliers, méthaniseurs, qu’on ait une petite ou une grosse exploitation... Il faut juste que ce soit fait en bonne intelligence et ne pas être dans la mauvaise foi. Notre préoccupation aujourd’hui c’est trouver des cultures capables de s’adapter au changement climatique.

Vous pourrez retrouver l'intégralité de cet article dans notre édition du vendredi 23 Octobre 2020.

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