L'Avenir Agricole et Rural 06 février 2020 à 10h00 | Par Maëlle Drouaillet

Un projet de moulin collectif à Auberive

Deux céréaliers veulent monter une meunerie collective bio. L’idée est de fournir les boulangeries en farine bio locale. Cherchant des agriculteurs prêts à les rejoindre, ils ont présenté leur démarche à Auberive le 12 décembre.

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Pour Alexandre Dormoy (à gauche) : «il y a un grand marché à prendre».
Pour Alexandre Dormoy (à gauche) : «il y a un grand marché à prendre». - © TM

Malgré les 42 000 fermes françaises en agriculture biologique (chiffres de 2018), la France importe encore le quart de sa consommation d’aliments bio. 16 % des Français mangent quotidiennement des  aliments bio. La demande est croissante en alimentation animale, lait de vache et œufs. Cet engouement encourage des exploitants à monter des projets.

La bio en progression
En 2018, la surface biologique en Grand Est avoisinait les 44 000 ha, dont 19 300 en conversion (+32 % en un an). La production en grandes cultures y a une part importante, elle représente 1048 fermes.

L’agriculture biologique est en forte hausse en Haute-Marne. 174 producteurs étaient labellisés au 1er janvier 2019, ce qui représente 17 672 ha. Ils se situent principalement dans la moitié sud du département et progressent nettement dans le Barrois.

Un projet collectif

Les créateurs de la démarche, Thierry Angelot de Choilly-Dardenay, et Alexandre Dormoy de Dancevoir, l’affirment : « il est important que les agriculteurs gardent la main pour se détacher des circuits professionnels ». Inquiets par la fluctuation des prix de vente, les deux céréaliers bio veulent valoriser la production locale au maximum dans les circuits courts. « Nous avons des petites terres, mais nous avons des céréales qui ont du goût ».
L’idée est d’avoir un atelier de transformation pour faire de la farine bio et créer un partenariat avec des boulangers pour qu’ils proposent du pain bio local à leurs clients. A Sacquenay en Côte d’Or, la boulangerie « Les Champs du destin » a un énorme succès, car elle vend du pain fabriqué avec de la farine bio locale.

Volume et qualité

Le moulin doit transformer 300t pour être rentable, au-dessus la plus-value serait récupérée par les agriculteurs. Une dizaine de fermes permettrait d’approvisionner suffisamment la meunerie, mais le nombre n’est pas limité. Le contingent meunerie limite à 35 tonnes annuelle l’apport du blé par agriculteur, mais il est illimité pour les autres graines. Les boulangers ont besoin d’un volume régulier, mais aussi d’une qualité constante. Le grain devra donc être stocké à la meunerie plusieurs mois. Celle-ci sera équipée pour pouvoir conditionner la farine en sac de 500 grammes jusqu’à 25 kilos. Le son, issu de la fabrication de la farine, pourrait être donné aux éleveurs pour l’alimentation des vaches.

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