L'Avenir Agricole et Rural 16 avril 2020 à 16h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

Trop froid, trop chaud, trop humide, trop sec : quelle « souplesse » des céréales ?

Les conditions climatiques sont assez contrastées : d’une période très humide et douce à la sortie de l’hiver, l’anticyclone actuel nous apporte le soleil, avec parfois des gelées matinales, et des températures parfois supérieures à 20 °C en journée. Comment les céréales s’adaptent à ces écarts ? Que penser des symptômes de décoloration qui apparaissent depuis quelques jours ?

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- © AAR

Les 15 derniers jours ont été marqués par des températures très fraîches le matin (-2 °C en plaine, pouvant aller à -8 °C dans les secteurs les plus froids). Ces températures sont relevées sous abri, la température au champ est inférieure de 3 à 4 °C en moyenne. La résistance des céréales au froid passe progressivement de -7 C (sous abri) à 0 °C autour de la floraison (voir ci-dessous).

Ces températures très fraîches ont été accompagnées d’un très bon rayonnement et d’une humidité relative globalement faible, ce qui permet de tempérer les effets du froid et d’avoir, par conséquent, des conditions climatiques favorables à la photosynthèse.
Par ailleurs, les conditions venteuses peuvent engendrer des dégâts foliaires, sans pour autant avoir de conséquences sur la productivité.

Les céréales et le sec : des jaunissements constatés

Un climat sec s’est installé dans la région depuis la mi-mars. Selon les dates d’apports d’azote et le cumul de pluies observés, une partie de l’azote n’est à ce jour pas absorbée par la plante : de fait, les jaunissements actuellement observés dans les parcelles sont les symptômes de carences induites en éléments minéraux.
Le retour des pluies permettra au système racinaire de reprendre pleinement l’absorption de l’azote. Un diagnostic (N-tester® ou Farmstar Expert®) est vivement conseillé,  mais il conviendra d’attendre 15 jours minimum après les pluies pour laisser le temps aux plantes de valoriser cet azote.

À noter : les effets de la sécheresse précoce à montaison (avant-dernière feuille) peuvent être partiellement voire totalement gommés si la densité épis reste non limitante, si l’Indice de Nutrition Azoté (corrélation entre biomasse produite et azote absorbé) est bon à floraison et si la surface foliaire n’est pas trop altérée.

Vous pourrez retrouver la suite de cet article dans les pages 06 et 07 de notre édition du 17 Avril 2020.

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