L'Avenir Agricole et Rural 13 octobre 2016 à 08h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

SYNDICAL : TOUS LES DÉGÂTS DOIVENT ÊTRE INDEMNISÉS

La commission dégâts de gibiers de la FRSEA Grand Est s’est réunie pour la première fois à Laxou le 29 septembre et s’est notamment prononcée pour la révision du protocole d’indemnisation.

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Les grues cendrées présentent un intérêt touristique au détriment de l’agriculture.
Les grues cendrées présentent un intérêt touristique au détriment de l’agriculture. - © jl blondel

Al’instar de l’organisation nationale, la FRSEA Grand Est s’est dotée de commissions thématiques qui ont un rôle consultatif auprès des instances de décision, en l’occurrence, le Conseil d’Administration de la FRSEA.

 

Etienne Vuillemin, Président

La commission dégâts de gibiers du Grand Est rassemble les responsables départementaux. Etienne Vuillemin (FDSEA 54) en assumera la présidence jusqu’au renouvellement syndical qui aura lieu l’année prochaine. Il est secondé dans sa mission par un référent administratif, Jean-Louis BLONDEL, Directeur de la FDSEA 52. La région Grand Est se caractérise par un régime local dans les trois départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle, lequel déroge à certaines dispositions sur l’organisation de la chasse et l’indemnisation des dégâts. Ainsi les dégâts de cervidés dans ces départements sont directement pris en charge par les adjudicataires ; ce qui permet une meilleure réactivité au niveau des prélèvements. Ce dispositif pourrait servir d’exemple, sachant que les cervidés sont en forte progression sur l’ensemble du Grand Est.

 

Elargir le champ de tir du blaireau

Cet animal, qui n’a pas d’autre prédateur que l’homme, pullule et crée des dégâts importants. Depuis de nombreuses années, la profession et les chasseurs s’évertuent à obtenir un classement «nuisible» afin de le réguler par le piégeage. En effet, le blaireau, de par son activité nocturne, est très difficile à tirer. La seule solution efficace serait de pouvoir faire des prélèvements lors de l’approche et de l’affût autorisés pour les cervidés et le sanglier, avant la date d’ouverture générale de la chasse, à partir du 1er juin. Cette demande sera relayée au niveau national. A noter que cette extension s’applique déjà dans certains départements pour le tir des renards qui ne présentent toutefois pas le même enjeu en termes de dégâts.

Indemnisation des dégâts de grues cendrées

La population européenne de grues cendrées est passée de 30-40 000 dans les années 60-70 à plus de 400 000 aujourd’hui. Par ailleurs, une partie de la population a tendance à hiverner. Les dégâts sur cultures sont indemnisés en Champagne Ardenne depuis 2005. Le Président du Conseil Régional s’était engagé, au cours de sa campagne électorale, à maintenir ce dispositif. L’enveloppe dégagée par la Champagne-Ardenne était de 100 000 , comprenant les frais d’expertise et les points d’agrainage, dont il ne reste plus aujourd’hui que la ferme aux grues à proximité de Giffaumont (Der) ; les autres ayant été supprimés car ils provoquaient des concentrations anormales avec des dégâts collatéraux.

S’appuyant sur les réflexions qui ont déjà eu lieu au cours d’un comité de pilotage du 19 septembre, la commission se prononce en faveur d’une enveloppe annuelle glissante de 200 000 sur l’ensemble de la région Grand Est, car la Lorraine est aussi touchée. Les Conseils Départementaux peuvent apporter un complément ; ce que faisait la Haute-Marne avec une enveloppe de 20 000 complétant la franchise de 20 % appliquée par la Région. La commission demande que les agriculteurs soient indemnisés à 100% au cas où les collectivités départementales ne suivraient pas.

Les pertes sont évaluées à dire d’expert. Pour éviter des coûts disproportionnés, un minimum d’indemnisation par exploitation de 100 e paraît acceptable. En revanche la commission ne souhaite pas mettre en place un zonage, car d’une année sur l’autre, les concentrations de grues peuvent se déplacer sur plusieurs dizaines de kilomètres.

L’hivernage de ces animaux pose d’autres problèmes et suppose la mise en place de mesures de régulations spécifiques.

Plusieurs départements ont aussi soulevé les problèmes des cygnes qui pullulent sur certains plans d’eau, et des cervidés dont la régulation n’est plus assurée.

 

 

Retrouvez la suite de notre article dans notre édition papier de cette semaine page 07
Bonne lecture

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