L'Avenir Agricole et Rural 03 janvier 2020 à 09h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

SYNDICAL : LE LAIT, UN PRODUIT DE CONFIANCE

Les questions sociétales étaient au coeur de l’assemblée générale de la Fédération des Producteurs de Lait. Pour les comprendre, l’anthropologue au Cniel Véronique Pardo a décrypté les demandes des consommateurs.

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Devant une assemblée nombreuse, Florent Cressot a dénoncé une mauvaise répartition de la valeur.
Devant une assemblée nombreuse, Florent Cressot a dénoncé une mauvaise répartition de la valeur. - © T MORILLON

Chaque année, l’assemblée générale de la FDPL est l’occasion de découvrir le prix payé aux producteurs par les laiteries en 2019 (voir graphique). Les groupes régionaux conservent la tête du classement, alors que les « gros » sont à la traîne. Florent Cressot, président de la FDPL, note toutefois l’effort d’Eurial-UF qui a augmenté ses tarifs de 15,24 €/1000 l en moyenne sur l’année et de Savencia qui enregistre la plus forte hausse avec +19,59 €/1000 l. Avec une différence de 33,21 €/1000 l entre le tarif le plus bas (Sodiaal avec une moyenne de 331,71 €) et le plus haut (Ermitage-364,92 €), cela correspond à une différence de 16 605 € par an pour une exploitation produisant 500 000 litres de lait.


Egalim : le compte n’y est toujours pas

« Un an après la loi Egalim, les différents acteurs de la filière n’ont pas tous joué le jeu, l’État doit faire respecter la loi » constate Florent Cressot qui exige de la grande distribution qu’elle augmente ses prix versés aux producteurs. Même si la filière laitière est la seule à avoir tiré les prix vers le haut suite à la loi Egalim, pour le président de la FDPL le compte n’y est toujours pas. « Nous avons constaté une hausse de 10,27 €/1000 l sur les 12 derniers mois glissants au niveau national, mais la valorisation du marché intérieur permettait une augmentation entre 18,70 € et 33,50 € selon la méthode de calcul de la FNPL. Nous sommes toujours en-dessous de nos coûts de production ».

Les acteurs du commerce, de la distribution et de la restauration ont intégré l’interprofession laitière. La Commission européenne a récemment donné son feu vert à la publication mensuelle par le CNIEL d’un tableau de bord d’indicateurs économiques reprenant notamment les indicateurs de prix de revient en élevage laitier. Tout se met en place pour qu’il y ait une meilleure répartition de la valeur lors des négociations commerciales annuelles. La FNPL veillera à ce que tous les acteurs jouent le jeu.

La sécheresse a sévi pour la deuxième année, mettant à mal les stocks fourragers et donc les trésoreries des exploitations. La FDPL développe Climalait avec la Chambre d’agriculture, afin de donner aux exploitations des outils d’adaptation aux aléas climatiques. Dans ce domaine l’élevage a une carte à jouer : France Carbon Agri Association propose d’accompagner les exploitations pour augmenter leur stockage de CO2. Les éleveurs pourraient ensuite vendre des crédits carbones.

Suite de l'article en page 04  de notre hebdomadaire de cette semaine.

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