L'Avenir Agricole et Rural 28 mai 2014 à 15h43 | Par JLB

SYNDICAL - La communication à la base de l’action

Le nouveau Conseil d’Administration de la FDSEA, récemment renouvelé pour 3 ans, se fixe une feuille de route centrée sur l’animation de proximité et une communication renforcée tant sur le plan interne qu’externe.

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Bruno Didier, secrétaire général de la FDSEA, présidera la commission communication.
Bruno Didier, secrétaire général de la FDSEA, présidera la commission communication. - © JLB

Mise en place d’une Commission Communication

Le syndicalisme à vocation générale brasse forcément de nombreux sujets qui nécessitent beaucoup de ressources humaines. Thierry LAHAYE souhaite être entouré d’une équipe d’élus actifs et disponibles dans toutes les instances de décision.

La FDSEA est constituée de nombreux groupes de travail qui sont en principe présidés par un administrateur, voire un membre du Bureau. Le foncier est aussi un sujet prenant qui doit être délégué, en l’occurrence cette mission a été confiée à Marc POULOT, Vice Président de la FDSEA. Il représentera ainsi la FDSEA au Conseil d’Administration de la SAFER, donc au Comité Technique, et à la CDCEA (Commission Départementale de la Consommation des Espaces Agricoles). Cette instance est appelée à donner un avis conforme sur les changements de destination de la SAU.

La circulation de l’information en interne auprès des agriculteurs, et particulièrement des adhérents, doit sans cesse être améliorée en tenant compte des nouveaux outils de communication. De même, la promotion du métier nécessite une réactivité permanente, voire des démarches proactives auprès du grand public, des décideurs et des médias.

Bruno DIDIER, Secrétaire Général de la FDSEA a été chargé d’animer ce groupe qui sera aussi constitué des présidents des différentes commissions internes.

Il a d’ores et déjà des objectifs ambitieux avec la constitution d’un dossier du «responsable local» qui comprendra un atlas des différents zonages avec les réglementations y afférant ; la liste des élus locaux et des personnes «ressources» sur chaque thématique.

Quant à la communication externe, il y a d’abord le projet de rencontrer l’Inspecteur d’Académie pour lui proposer de relancer l’opération «les fermes ouvertes» afin de donner une image de la «vraie vie» d’une ferme au lieu de celle stéréotypée et accusatrice diffusée par des apprentis environnementalistes. Très concrètement, quelques instits «bobos», voire des responsables pédagogiques départementales, se lâchent de manière un peu trop grossière auprès d’un jeune public forcément crédule. Quand il s’agit des propres enfants des agriculteurs, la pilule ne passe pas ! C’est ce qui c’est passé à Eclaron. Mais les enseignants sont aussi sensibles au buzz médiatique et c’est la raison pour laquelle, le syndicalisme agricole doit se prendre en main localement pour expliquer et échanger avec tous les corps sociaux. Le travail se fera en concertation avec les autres OPA. C’est ainsi que le canton de Vignory a invité le 7 juin prochain les élus locaux à visiter des fermes.

Un environnement omniprésent

Malgré les annonces politiques sur la simplification administrative, l’agriculture est de plus en plus cernée par les réglementations environnementales allant toujours dans le sens du durcissement, quels que soient les efforts réalisés par les agriculteurs et les améliorations constatées. La directive nitrates est l’archétype de cette dérive. Le 5ème programme d’actions, maintenant imposé par le ministère dans ses moindres détails, provoque un ferme rejet professionnel. Le texte devrait être adopté dans quelques semaines et le Préfet de Région fait le forcing pour découper le département en deux afin de définir une zone où l’épandage de lisier, serait repoussé de 15 jours sur les prairies et les CIPAN précédant les maïs. C’est une véritable idiotie qui n’a aucun fondement agronomique.

De même, la politique de protection des captages n’est basée sur aucune analyse pertinente de la part des hydrogéologues trop souvent suivis aveuglément par les services de l’Etat. Ainsi, le projet de protection de captage du SMIPEP du sud haut-marnais impose une hygiénisation coûteuse des effluents et bloque le développement de quelques exploitations. Tout cela pour protéger un captage qui n’est de fait qu’un pompage dans les eaux du lac, au demeurant alimenté par des eaux superficielles probablement souillées par des eaux usées.

Il y a aussi le projet de barrage sur la Meuse qui n’hésite pas à noyer les terres agricoles pour baisser le niveau d’inondation de quelques centimètres dans les zones urbaines en aval ; la définition des zones humides qui ne repose que sur le critère contestable de la morphologie des sols; les contraintes croissantes sur les phytos, etc… La Commission Environnement de la FDSEA a un programme très chargé et elle se réunira le 3 juin prochain pour analyser tous ces sujets. Le Conseil d’Administration a aussi souhaité se rapprocher des apiculteurs professionnels pour une meilleure synergie avec les céréaliculteurs.

Suite de cet article dans notre édition du 30 mai 2014.


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