L'Avenir Agricole et Rural 15 novembre 2018 à 10h00 | Par La Préfecture

Soutien à l’élevage

Le secrétaire général de la Préfecture a présidé le 8 novembre la cellule départementale de suivi de la sécheresse en agriculture qui comprend les représentants des organisations professionnelles agricoles, des établissements bancaires, de la MSA, des centres de gestion, des collectivités territoriales et des services déconcentrés de l’État.

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Les difficultés des éleveurs peuvent se répercuter sur les industries de transformation laitière ou venir abonder un marché de la viande déjà engorgé.
Les difficultés des éleveurs peuvent se répercuter sur les industries de transformation laitière ou venir abonder un marché de la viande déjà engorgé. - © Franck Mechekour

Un été et une arrière-saison particulièrement chauds et secs sur 4 mois consécutifs ont entraîné un épisode de sécheresse sur le territoire. Si les zones du nord et du sud-est de la Haute-Marne sont très impactées, dans le reste du département l’impact de la sécheresse est inégal, du fait des orages épars de l’été. Les dégâts portent surtout sur les surfaces en herbe qui ont eu une bonne première coupe mais un regain quasi inexistant et sur les surfaces en maïs ensilage qui présentent un rendement correct, mais des teneurs énergétiques faibles.

Dès juillet, il a fallu affourager dans les prés et donc puiser dans les stocks 2 017 et 2 018. Certains éleveurs vont devoir acheter des compléments de ration à forte valeur énergétique pour passer l’hiver. Cet achat pourrait se révéler très onéreux et creuser d’autant les trésoreries des exploitations. D’ores et déjà, certaines exploitations ont choisi de décapitaliser, d’autres rationnent l’alimentation. Dans les ateliers laitiers, cela provoque une diminution en quantité et qualité de la production laitière. Les difficultés des éleveurs peuvent se répercuter sur les industries de transformation laitière ou venir abonder un marché de la viande déjà engorgé.

Cette cellule de suivi doit faciliter la mise en œuvre au niveau local des mesures spécifiques destinées à l’accompagnement des agriculteurs dans cette période difficile.

Certaines mesures ont déjà été prises :
- assouplissement de la durée d’implantation des CIPAN,
- avance des versements PAC majorée à 70 % du montant total pour les aides du premier pilier.

D’autres mesures seront susceptibles d’apporter une aide rapide aux exploitations :
via des demandes à déposer auprès des services de la DDFIP.
Dégrèvement partiel pour la taxe sur le foncier non bâti sur demandes (une procédure collective est engagée)
via des demandes à déposer auprès de la caisse locale de la MSA.
Prise en charge de cotisations sociales, échéancier de paiement de cotisations sociales
via des demandes à déposer à la Région.
Aides dont les modalités sont encore à préciser par le Conseil Régional
via des demandes à déposer à la DDT.

Vous pourrez retrouver la suite de cet article dans notre édition du 23 Novembre 2018.

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