L'Avenir Agricole et Rural 15 mars 2018 à 10h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

SESSION CHAMBRE REGIONALE D'AGRICULTURE : MONTEE EN PUISSANCE DES SERVICES

2 017 s’est traduite par une montée en puissance des services communs, au sein de la Chambre régionale d’agriculture, avec un budget qui s’est densifié. D’autres services vont s’étoffer comme le numérique ou l’innovation et la recherche-développement.

Abonnez-vous Réagir Imprimer

Si la reprise de l’économie se confirme, l’agriculture reste en forte difficulté. En ouvrant la session de la Chambre régionale d’agriculture du Grand Est (Cra Ge), le 21 février à Laxou, Jean-Luc Pelletier citait une étude du cabinet Altares qui « estime que le nombre de défaillances d’entreprises agricoles a encore progressé de 10 % en 2017 ». Le secteur de l’élevage est le plus touché, avec 725 dépôts de bilan en France en un an. Dans son panorama d’actualité, le président de la Cra Ge s’attarde un instant sur l’accord Ue-Mercosur, pour lequel « la ligne rouge » lui semble en passe d’être franchie. Un contingent d’importations de 99,000 t de viande bovine est avancé par la Fnb. Jean-Luc Pelletier souligne « l’incohérence » de cette tractation commerciale, alors même que les Etats généraux de l’alimentation tentaient de ramener un peu d’espoir de captation de valeur dans les campagnes, tout en misant sur un renforcement de la qualité sanitaire, environnementale et nutritionnelle.

 

Systèmes d’information à l’Apca

La Cra Ge a terminé son véritable premier exercice complet dans sa configuration de regroupement des trois anciennes régions, ce qui a nécessité une montée en puissance de son budget, pour intégrer les missions qui ne sont plus du ressort des départements (lire encadré). Elle mise sur le numérique à travers le recrutement d’un chargé de mission issu du réseau et qui se consacre à plein-temps à ce dossier. La Chambre régionale s’inscrit également dans le projet Harmony dédié à l’élevage. L’unification du service forêt est aussi en marche autour d’un chef de service unique. Le service commun, dédié à l’innovation et la recherche-développement (Ird) suit son cours.

Il travaille sur la réduction des phyto, l’agriculture biologique, l’agriculture de conservation, le développement du numérique, les systèmes d’énergies renouvelables.

La session a acté une reprise partielle des activités de l’association pour la relance agronomique en Alsace (Araa) au sein de ce service Ird. Elle a également approuvé l’adhésion des Chambres 54, 55 et 88 au service 3CE (Chambre conseil contrôle élevage), une communauté de moyens, initialement constituée entre l’Alsace, la Haute-Marne et la Moselle. Enfin, elle a validé le transfert des activités liées à la gestion des systèmes d’information à l’Apca, échelon national.

 

 

 

 

 

 

Suite de l'article en page 04 de notre édition de cette semaine

Bonne Lecture

Hervé Lapie : « intolérable que l’agriculture soit considérée comme une monnaie d’échange».
Hervé Lapie : « intolérable que l’agriculture soit considérée comme une monnaie d’échange». - © JL MASSON

HERVE LAPIE

« Redéfinir un projet Grand Est»

 

«Je réfléchis à une grosse manifestation nationale pour réaffirmer l’ambition pour les territoires ruraux ». Deux jours avant l’ouverture du Salon de l’agriculture, le président de la Frsea Grand Est, Hervé Lapie a adopté un ton très ferme en direction des pouvoirs publics, en fustigeant le projet d’accord de libre-échange avec les pays du Mercosur. « Il est intolérable que l’agriculture soit considérée comme une monnaie d’échange » tranche l’agriculteur marnais.

Le sujet a d’ailleurs motivé une motion très argumentée de la Chambre régionale requérant « la préservation des intérêts des filières sucre et éthanol » et réclamant « la limitation des contingents d’importations de viande bovine, de céréales, de volailles et de sucre nouvellement ouverts ».

 

Hervé Lapie monte au créneau sur la volonté du ministre de la Transition écologique de « maintenir 500 loups ». Le syndicalisme dit « zéro attaque, il s’agit d’un enjeu de pastoralisme, d’aménagement du territoire et de bien commun, face à la détresse des éleveurs ». Le leader syndical revient ensuite sur la baisse constatée « de 14 % de la valeur ajoutée de l’agroalimentaire français en dix ans, alors que tous les autres pays progressent.

Il est grand temps que nous soyons écoutés et que l’Etat trouve des solutions ». Hervé Lapie voudrait croire à une avancée positive pour les dossiers des énergies renouvelables, à travers le photovoltaïque et la méthanisation. « Il est grand temps que nous réunissions une cellule de crise pour redéfinir un projet pour le Grand Est, et au-delà » appelle-t-il de ses vœux.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Avenir Agricole et Rural se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

L'Avenir Agricole et Rural
La couverture du journal L'Avenir Agricole et Rural n°2518 | octobre 2018

Dernier numéro
N° 2518 | octobre 2018

Edition de la semaineAnciens numérosABONNEZ-VOUS

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

Voir tous

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 23 unes régionales aujourd'hui