L'Avenir Agricole et Rural 04 juillet 2013 à 10h05 | Par L'Avenir Agricole et Rural

SESSION CHAMBRE D’AGRICULTURE - Rigueur au menu

La session dévolue au budget modificatif 2013 s’est déroulée sous le signe de l’austérité.

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De gauche à droite : Jean Michel Lair, Direction des finances publiques, Jacques Bandurier Direction Départementale des Territoires, Thilo Firchow, Sous Préfet de Saint Dizier, Christophe Fischer, Président de la Chambre d’Agriculture, Antoine Allemersch, Conseiller Général.
De gauche à droite : Jean Michel Lair, Direction des finances publiques, Jacques Bandurier Direction Départementale des Territoires, Thilo Firchow, Sous Préfet de Saint Dizier, Christophe Fischer, Président de la Chambre d’Agriculture, Antoine Allemersch, Conseiller Général. - © E.D.

Le président Christophe Fischer a fait son traditionnel point d’actualité sur l’agriculture haut-marnaise ; inondations, excès d’eau, grêle, nécessité d’un troisième ressemi dans certaines terres argileuses, le cours des céréales qui s’annoncent moins prometteur que les années précédentes et celui des aliments du bétail, toujours aussi cher alors que la qualité du maïs ensilage récolté en 2012 oblige à consommer plus d’aliments du commerce, la déception des producteurs de lait par rapport à la hausse de prix attendue depuis des mois, enfin l’embellie des cours de la viande en gros bovins, même si les taurillons restent chers à produire.

Gouvernance : une équipe de professionnels décideurs

Des comités d’orientation spécialisés par grands enjeux ont été mis en place dans le but d’impliquer un maximum de responsables professionnels : élevage, productions végétales, développement agricole et rural, transmission-installation, formation, ainsi que le deuxième collège de l’association Promoviande (en lien avec l’activité de l’abattoir). D’autre part, des commissions internes sur les finances, le bâtiment de la Maison de l’Agriculture et le conseil d’entreprises.

Pour plus de lisibilité, l’organigramme de l’institution a été revu. Les activités de la Chambre d’Agriculture ont été réparties en trois pôles à la tête desquels un binôme élu professionnel / responsable administratif met en œuvre au quotidien les orientations de l’institution :

Le pôle élevage regroupe les activités d’appui technique, le contrôle de performance lait-viande et l’identification des animaux, avec Michel Galton en tant qu’élu, et Stéphane Charrier, directeur adjoint de la Chambre d’Agriculture.

Le pôle Productions Végétales, Agronomie, Environnement regroupe les activités d’appui technique en grandes cultures, l’accompagnement réglementaire et la protection des ressources naturelles (eau, biodiversité), avec Mickaël Masselot en tant qu’élu, assisté par Cécile Dechaux, responsable de service.

Enfin, le pôle Hommes, Entreprises et Territoires regroupe les activités de formation, de conseil d’entreprise et forme l’interface avec les collectivités, avec à sa tête Christophe Fischer et Didier Petit.

Budget modificatif

Plusieurs facteurs sont venus modifier le budget primitif présenté le 19 novembre dernier. En 2013, le montant prévisionnel du déficit s’élèverait à 126 376 euros à la place de 115 736 euros au primitif (le déficit cumulé en 2012 était de 181 987 euros).

Tout d’abord, le gel de la taxe sur le Foncier Non Bâti (TATFNB), qui représente un quart des recettes de l’institution, va générer une diminution de 42 251 euros par rapport aux recettes anticipées au budget primitif 2 013.

D’autre part, les recettes liées aux prestations de services ont été revues à la baisse de 145 132 euros, soit un total de 3 668 287 €

Par conséquent, il a été décidé d’agir sur les charges en réduisant le budget de fonctionnement de 43 655 euros et en diminuant la masse salariale par un non-remplacement des départs, ce qui implique une réorganisation interne de la charge de travail. 76 260 euros d’économies sont attendues sur cette ligne budgétaire en 2013 par rapport au primitif en passant de 87 à 85 ETP. Il est également question d’augmenter le tarif de certaines prestations, comme le Pack 3S pour les non adhérents à l’APVA.

Pour autant, le Président se veut rassurant vis-à-vis du personnel, auquel il demande un effort de mobilité interne, en écartant toute hypothèse de licenciement.

La rénovation de la Maison de l’Agriculture

Le projet de rénovation de la Maison de l’Agriculture fait partie des dossiers majeurs de la nouvelle mandature. La proposition de reconstruire le bâtiment à neuf ailleurs, estimée par l’architecte Nicolas Vauthier à 8,5 millions d’euros, est d’ores et déjà écartée. L’enjeu financier d’une rénovation reste néanmoins considérable, puisque cette « mise aux normes » en terme d’accessibilité et et de rénovation thermique pourrait coûter au bas mot trois millions d’euros à la Chambre d’Agriculture, propriétaire de la Maison de l’Agriculture. Une somme importante pour un organisme qui « ne peut aller à l’emprunt et a besoin de son fonds de roulement pour fonctionner » prévient le Président Christophe Fischer, qui envisage la formation d’un montage sociétaire avec les locataires de la Maison de l’Agriculture. Celui-ci pourrait rendre le projet éligible aux aides environnementales de l’ADEME liées aux économies d’énergies. Sur le plan environnemental, explique l’architecte, une rénovation sur un bâtiment comme celui de la Maison de l’agriculture, qui a bien vieilli, sera toujours plus écologique qu’une construction à neuf. Dans le chiffrage du projet, une isolation par l’extérieur est prévue. De plus, un réseau d’eau chaude urbain pourrait arriver en 2014 jusqu’à la Maison de l’Agriculture, solutionnant la réhabilitation du mode de chauffage.

Le CERFrance Sud Champagne, locataire majeur de la Maison de l’agriculture, qui souhaite développer sa clientèle hors secteur agricole, est à la recherche d’une meilleure visibilité, explique sa représentante Thérèse Devilliers. C’est pourquoi la perspective d’une construction à neuf sur la zone Plein Est avait séduit les décideurs dans un premier temps. Ils avaient d’ailleurs entamé des démarches en ce sens auprès de la municipalité de Chaumont. Reste à savoir si ces derniers souhaitent rester fidèles à la vision de leurs prédécesseurs dont l’objectif avait été de regrouper au même endroit tous les services liés au domaine agricole afin de faciliter les démarches des usagers.

Un autre aspect à prendre en compte dans la perspective d’une rénovation : les nuisances occasionnées durant la période de travaux, qui risquent de perturber durant de longs mois la qualité du service et s’avéreront pour le moins crispantes pour les usagers et difficiles à vivre pour les salariés, s’inquiète Philippe Girault, représentant du collège des salariés des groupements agricoles.

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