L'Avenir Agricole et Rural 04 mai 2007 à 00h00 | Par F.Thevenin

SESSION CHAMBRE D'AGRICULTULRE - La Chambre présente ses projets

La dernière session de la Chambre d’Agriculture a été l’occasion de présenter les perspectives et projets de la structure dans un contexte de profondes mutations au sein du monde agricole.

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Les modifications à venir dans l’offre de service ont pour but de satisfaire les agriculteurs et d’atteindre un équilibre financier.
Les modifications à venir dans l’offre de service ont pour but de satisfaire les agriculteurs et d’atteindre un équilibre financier. - © FREDERIC THEVENIN
L’agriculture haut-marnaise possède de nombreuses forces et faiblesses. Par exemple, au niveau des produits, sa diversité économique tempère les effets des fluctuations des politiques et des marchés. Son industrie laitière est porteuse de valeur ajoutée grâce à la production de fromage et non pas de poudre de lait. Sa filière ovine est capable de développement et elle possède un réel savoir faire en transformation de produits du terroir.
Les opportunités haut-marnaises sont nombreuses : trois usines de bio carburants autour du département pour une meilleure valorisation des sous-produits et le pôle de compétitivité agro ressources avec la valorisation de la forêt et la diversification des cultures pour des valorisations non alimentaires.
A contrario, il est incontestable qu’en Haute-Marne, il est difficile de structurer les filières et que de nombreux centres de décision sont externes au département. Les craintes sont également nombreuses : l’abandon de la production laitière à cause des astreintes et des forts investissements rendus obligatoires, la disparition des petits transformateurs, le problème de la filière viande bovine et le découragement des exploitants qui doivent faire face aux pressions réglementaires.

Les Hommes

Au niveau des Hommes, les exploitants haut-marnais sont aptes à travailler ensemble (Cuma, Gaec…). Les exploitants sont formés, les JA fortement qualifiés et les installations font preuve d’une grande vitalité.
Malgré tout, beaucoup de Gaec se créent par nécessité plus que par choix et il est parfois difficile de développer d’autres formes de travail à plusieurs. Autres craintes : le manque d’habitude de réflexions collectives, une tendance à l’isolement et un manque de compétences salariées pour faire face aux besoins en travail.
Enfin, au niveau du territoire, la Haute-Marne possède de nombreuses opportunités : un espace, la nature, la forêt, l’oxygène, la qualité de l’eau et le site de Bure pour ses capacités d’investissements.
A l’inverse, ce territoire manque d’identité et est éloigné des bassins de consommation. Autres faiblesses : sa faible densité de population, sa faible disponibilité en eau qui ne permet pas d’augmenter fortement sa population et le site de Bure qui peut effrayer.
En définitive, en terme économique, la Haute-Marne possède un potentiel important mais souffre d’un problème d’isolement et du chacun pour soi. Il ne sera possible de faire avancer le département qu’en mobilisant les énergies et en s’unissant…

Projet Chambre

Dans ce contexte, la Chambre d’Agriculture, lors d’un séminaire à Dijon, les 2 et 3 avril dernier, a élaboré un projet pour les années à venir. Le but est de « s’ajuster aux attentes des agriculteurs et des acteurs du monde rural en s’assurant du retour à l’équilibre financier ».
Deux axes sont donc apparus : la refonte de l’offre de services et la plus forte implication des élus. L’objectif du premier axe est de préparer l’agriculture d’après 2013, de définir une politique d’intervention et de retrouver un équilibre financier.
Dans un premier temps, la Chambre va devoir définir la finalité, la cible et le contenu des offres de services actuelles. Ensuite, il faudra juger de l’intérêt général et tester l’adéquation aux attentes des agriculteurs, des OPA et des collectivités. Le tout en évaluant le coût de leur mise en œuvre, en mesurant le consentement à payer des agriculteurs et en évaluant le volume de ressources propres à affecter.
A l’issue de ce constat, il sera temps d’abandonner les prestations obsolètes et de développer des services innovants auprès des agriculteurs et des nouvelles cibles comme les collectivités.
L’équilibre financier sera assuré en multipliant les programmes d’intérêt général avec des budgets transversaux par thématique, en revoyant le prix des prestations avec le développement de prestations nouvelles à prix coûtant et en mobilisant le personnel de la Chambre avec la mise en place « d’un système de Gestion Prévisionnelle des Compétences » et l’organisation de la transversalité.
L’implication des élus va également changer avec la mise en place de comités d’orientation (Elevage, Formation, Innovation et développement territorial et Production végétale et environnement) et de commissions (Communication, Financière et Bureau de la Chambre).
L’analyse de l’offre de services actuelle et les nouvelles propositions sont attendues en septembre 2007 avec, normalement, l’intégration de la nouvelle offre au budget primitif 2 008…

Autour de l’actualité

Jean-Louis Courtoux est revenu sur trois sujets d’actualité qui concernent directement les agriculteurs. Au sujet du plan bâtiment d’élevage, pour lui, « les choses avancent lentement ». Actuellement, l’idée qui fait son chemin serait l’abondement de l’enveloppe régionale par le Conseil Régional et la mobilisation de fonds spéciaux. Le tout, dans une nouvelle enveloppe afin d’écluser les dossiers de 2006.
Pour le plan végétal, des réunions à la Direction régionale de l’agriculture auront lieu dans les semaines à venir afin de définir les évolutions possibles sachant que tout dépend des financements des Agences de l’eau.
Enfin, le Président de la Chambre est revenu sur le premier tour de l’élection présidentielle avec un commentaire lapidaire :
« les résultats sont très parlants ».

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