L'Avenir Agricole et Rural 11 juin 2015 à 08h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

SERVICE DE REMPLACEMENT : LE SERVICE RESISTE

le Service de Remplacement s’efforce de maintenir un bon maillage du territoire pour répondre aux coups durs dans un contexte économique tendu.

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e service de remplacement compte 150 adhérents, dont 37 couverts par la garantie complémentaire proposée par Groupama.
e service de remplacement compte 150 adhérents, dont 37 couverts par la garantie complémentaire proposée par Groupama. - © SDR

Le Service de Remplacement peine à conserver une activité stable qui reste fortement dépendante des motifs maladie/accident et natalité.

 

En dessous des 1 000 jours

Avec une baisse d’activité de l’ordre de 20 %, soit 922 jours facturés, le Service de Remplacement est repassé en dessous de la barre symbolique des 1000 jours soit une situation comparable à celle de 2012.

Les motifs «maternité» ainsi que les congés paternité sont en nette diminution en 2014. Cette situation s’explique probablement par la faible population de jeunes agricultrices installées, étant noté toutefois que les chiffres sont plus encourageants sur le début de l’année 2015. Mais il semblerait aussi que les droits à congés paternité, ne soient pas toujours bien connus et ni activés.

Les futures mamans sont systématiquement informées par la MSA de leurs droits à remplacement dont le coût résiduel est de l’ordre de 14 par jour (2 /heure). Néanmoins seulement 5 dossiers ont été ouverts en 2014. Pour des congés paternité, la non-activation du droit à remplacement est encore plus patente. En effet, 3 dossiers ont été ouverts. Le Service de Remplacement renforcera donc la communication et l’information auprès des jeunes papas sachant que la procédure s’est légèrement assouplie puisqu’il est possible d’adapter le calendrier de remplacement, lequel doit faire l’objet d’une déclaration auprès de la MSA (11 jours consécutifs de remplacement possible dans un délai de 4 mois suivant la naissance de l’enfant). Le coût résiduel est identique à celui des congés maternité, soit environ 2 e/h.

Le Service de Remplacement a aussi été impacté par une baisse sensible du motif «complément de main-d’œuvre», cette situation est probablement liée au contexte économique tendu de l’agriculture haut-marnaise. Sébastien RIOTTOT, Président du Service de Remplacement évoque en effet une aggravation de la trésorerie dans les exploitations n’incitant pas les agriculteurs à recourir à de la prestation main-d’œuvre. On notera toutefois une bonne résistance de l’activité remplacement «congés» grâce au maintien du crédit d’impôt (cf encadré).

Les remplacements pour les mandats professionnels se maintiennent au même niveau avec reconduction des engagements des JA et de la FDSEA.

 

Une quarantaine d’agents

L’activité totale représente 4.27 ETP (Equivalent Temps Plein) assurés par deux salariés en CDI qui se partagent le département et sont missionnés en priorité sur les demandes, d’une part et d’une quarantaine d’agents vacataires, d’autre part. Ces derniers sont souvent issus du milieu agricole. Une collaboration étroite avec le Pôle Emploi permet aussi de recruter des agents qualifiés.

A noter que ces missions débouchent souvent sur des embauches directes.

 

Une situation financière difficile

La baisse d’activité se répercute dans les résultats qui affichent un solde négatif de 5 360 . Les capitaux propres descendent ainsi à 13 853 . Des mesures ont été prises pour redresser la situation notamment au niveau de l’animation, qui sera désormais assurée à 2/3 de temps par Sophie Relange avec la FDSEA qui veillera en partenariat à la continuité de l’accueil et du service.

Malgré cette situation tendue le Conseil d’Administration et l’Assemblée Générale ont décidé de maintenir les tarifs qui restent au niveau de ceux pratiqués dans les autres départements, lesquels bénéficient a priori d’aides plus conséquentes des OPA et collectivités. La Chambre d’Agriculture accorde toutefois chaque année une subvention de 6 500 .

Sébastien RIOTTOT, estime que le Service de Remplacement doit être maintenu afin de répondre aux coups durs rencontrés par les agriculteurs(trices) haut-marnais(es). Il n’exclut pas un nouvel appel à solidarité des OPA et collectivités pour assurer cette pérennité dans les années à venir tout en veillant à une gestion économe du fonctionnement tant au niveau de l’animation que de l’optimisation du temps de travail des permanents et la maitrise des frais de déplacement qui sont facturés forfaitairement à l’exploitant (cf. tableau PAGE 03 de notre édition de cette semaine).

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