L'Avenir Agricole et Rural 12 juin 2008 à 00h00 | Par F.Thevenin

SEPAC - BILAN ET PERSPECTVES 2008/2009 POUR LA SEPAC

Jean-Olivier Lhuissier effectue un bilan de l’année qui vient de s’écouler afin d’envisager l’avenir.

Abonnez-vous Réagir Imprimer

Pour la Sepac, en production végétale et en production animale, les parts de marché ont été confortées durant la dernière campagne. En blé, elles étaient de 42,4 % mi 2 006 et elles sont de 44,6 % mi 2 008 ! Cette confiance renforcée se vérifie en oléagineux en passant de 42,96 à 43,4 %.
Au total, toutes productions confondues, la part de marché de la Sepac en Haute-Marne est passée de 43 %  à 44,4 % de 2006 à 2008.
La tendance est la même avec la branche animale avec, pour Vauthier Sepac, une hausse de 33 % en volume et de 65 % en chiffre d’affaires cette année. D’après Jean-Olivier Lhuissier, cette tendance est due à la conjoncture, aux prix mais aussi aux excellents commerciaux de la boîte. Vauthier Sepac est le leader en Haute-Marne avec plus de 40 000 tonnes livrées.

La Sepac s’organise

La dernière campagne a été riche d’enseignements avec des cours extrêmement volatile, un marché appro sous tension et une réglementation toujours plus contraignante.
Du coup, la Sepac s’organise pour limiter la hausse des charges des agriculteurs. En appros, Séveal a été mis en place avec des confrères. Le but de la Sepac est également de conforter ses volumes d’achats plus, d’obtenir une meilleure capacité de stockage et d’améliorer son outil industriel.
L’enjeu, pour 2008/2009, est de connaître les besoins des agriculteurs au plus tôt, d’assurer la fourniture d’intrants au meilleur prix et de minimiser l’exposition à la volatilité des prix.
La Sepac souhaite maintenir une culture de résultat en s’appuyant sur l’expertise économique du groupe Nouricia pour construire des alternatives et de nouveaux itinéraires agronomiques

Pour la commercialisation

En matière de commercialisation des productions, l’entreprise désire mieux guider l’agriculteur en mettant à leur disposition un ensemble d’outil comme les marchés à terme, les options… Les agriculteurs restent maîtres du jeu mais la Sepac voudrait les éloigner de certains risques comme les mauvais positionnements, les risques qualitatifs, les risques quantitatifs et les risques économiques.
Jean-Olivier  Lhuissier prévient : « il ne faut pas confondre valorisation maximisée et spéculation. Par exemple, les sorties tardives de volume sont mauvaises et pénalisent la campagne suivante ». Il veut simplement sécuriser le résultat économique des agriculteurs.
D’ailleurs, la Sepac investit toujours en augmentant sa capacité de stockage en créant un silo à quatre cellules à Ville-en-Blasois. Le colza stocké à cet endroit ira à Ineos à Verdun

 

« L’écologie intensive ».

Entre les spéculateurs financiers qui entrent dans le jeu agricole, l’opinion sur les biocarburants qui change, certaines ONG qui prônent la décroissance économique et démographique et les attaques permanentes sur les facteurs de performance, Christian Rousseau, président de Nouricia, tient à resituer les choses.
L’agriculture n’a jamais été aussi nécessaire avec une Europe grande consommatrice et grande productrice. Elle doit donc rester compétitive, propre et respectueuse de l’environnement.
Pour lui, le « produire plus et produire mieux » du Ministre de l’Agriculture passe par le retour à l’agronomie et le changement de modèle agricole. Christian Rousseau appelle cela « l’écologie intensive » avec, par exemple, l’allégement du travail du sol, la remise en cause des rotations, le développement des cultures légumineuses… Dans cette logique, Nouricia met en place un ensemble de club de réflexion pour faire avancer les choses.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Avenir Agricole et Rural se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

L'Avenir Agricole et Rural
La couverture du journal L'Avenir Agricole et Rural n°2522 | novembre 2018

Dernier numéro
N° 2522 | novembre 2018

Edition de la semaineAnciens numérosABONNEZ-VOUS

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

Voir tous

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 23 unes régionales aujourd'hui