L'Avenir Agricole et Rural 01 septembre 2016 à 08h00 | Par Marine Rosselle

Se prévenir des mycotoxines

Concernant les mycotoxines, il faut savoir que les ruminants sont beaucoup plus résistants que les monogastriques en raison de la présence de la flore microbienne du rumen.

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Les mycotoxines présentent dans l’aliment fermier peuvent impacter les performances des animaux.
Les mycotoxines présentent dans l’aliment fermier peuvent impacter les performances des animaux. - © M.R.

D’autre part, toutes les moisissures ne conduisent pas à la production de mycotoxines et toutes les mycotoxines n’ont pas le même pouvoir pathogène. Néanmoins, au vu des conditions climatiques de l’année, il faut savoir qu’il est possible que les aliments produits sur la ferme contiennent des mycotoxines. Si les animaux présentent des signes d’intoxications (baisse d’appétit, diminution des performances,…) et qu’il ne semble pas y avoir d’autres explications, il est possible que les toxines soient en cause.

Le meilleur moyen d’éviter les problèmes liés aux mycotoxines est de fournir des aliments exempts aux animaux. Bien que cette situation soit idéale, elle n’est pas toujours possible pour des raisons pratique et économique.

Alors, s’il est nécessaire d’alimenter les moutons avec des aliments contaminés par les mycotoxines, on recommande de ne pas dépasser les seuils de tolérance recommandés. Ces seuils sont exprimés en mg/kg ou en ppm de ration totale sur une base de matière sèche (MS). Il ne faut donc pas seulement tenir compte de la teneur en mycotoxines d’un seul aliment mais plutôt de l’ensemble de la ration. Un mélange de grains sains et de grains contaminés pourrait faciliter la formulation de ration respectant les seuils. Il est important de mentionner que la sensibilité des animaux aux mycotoxines est affectée par leur niveau de production et le stress qui leur est imposé. Il faut donc être encore plus vigilant qu’à l’habitude et réduire les stress environnementaux et alimentaires au minimum.

En cas de nécessité, de nombreuses solutions de supplémentation plus ou moins efficaces sont proposées sur le marché pour limiter les conséquences des mycotoxines (levures vivantes, argile, charbon activé). La distribution d’argile dans la ration semble une solution intéressante et d’un bon rapport qualité-prix en première intention, en cas de doute.

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