L'Avenir Agricole et Rural 27 novembre 2014 à 08h00 | Par D.Daillet

Sanitaire

Comme chaque année, Le GDS 52 attribue, au mois de septembre, des aides aux éleveurs ayant eu d’importantes pathologies sanitaires en IBR, BVD et Paratuberculose mais également ayant subi des avortements à répétition, ou des pertes d’animaux (Caisse Coup Dur).

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La Caisse Coup Dur est une option choisie lors de l’adhésion au GDS. Elle permet de se garantir d’un certain nombre d’aléas sanitaires dont l’éleveur n’est pas responsable.
La Caisse Coup Dur est une option choisie lors de l’adhésion au GDS. Elle permet de se garantir d’un certain nombre d’aléas sanitaires dont l’éleveur n’est pas responsable. - © V.M.

Actualisation des éleveurs

Le GDS 52 rembourse également aux JA tout ou en partie de leur adhésion la première année et une quote-part de (2%) de la cotisation adhérent si le paiement est réalisé avant le 15/02. Cette solidarité sanitaire est le fruit de la mutualisation des risques des adhérents

180 478 Euros ont été répartis entre les éleveurs qui ont reçu une subvention allant 2 Euros à 5 051 Euros. Le financement a été assuré pour 90 000 par le Conseil Général et 90 478Euros par le GDS 52. Vous trouverez le détail dans le tableau suivant.

L’IBR, comme nous le constatons, représente 20 % de l’enveloppe totale soit 37 093 Euros. La certification progresse régulièrement avec 64 % d’éleveurs certifiés. Le GDS gère cette pathologie par le biais de prophylaxie qui est obligatoire et des introductions. Nous constatons et nous essayons de comprendre les causes des différents résultats non négatifs que nous détectons. La plus grande difficulté est de faire comprendre aux éleveurs qui possèdent peu de bovins non négatifs les risques encourus pour eux et le voisinage de garder des animaux qui devront être vaccinés et qui génèrent des charges financières plus importantes et une prophylaxie plus contraignante.

L’IBR est une maladie qui s’achète tous les éleveurs le savent, alors pourquoi garder des bovins qui réagissent positivement aux tests ? Faut-il continuer à financer les éleveurs qui alimentent le réservoir de virus départemental suite à ces introductions ? Doit–on «resserrer les boulons» pour renforcer les moyens de lutte contre toutes les contaminations? Le GDS 52 ne peut pas gagner cette bataille seul, il doit être aidé de l’ensemble des partenaires (vendeur, négociant et acheteur) afin de surveiller la circulation virale.

Vérification des statuts sanitaires avant achat, isolement à l’introduction et contrôle à l’introduction doivent rester les trois piliers pour éviter d’introduire des maladies.

Que chacun (adhérents GDS, non adhérent et négocient) en prenne conscience. Actuellement nous ne sommes pas sur une zone (département) en épidémiosurveillance favorable pour obtenir une dérogation des contrôles à l’introduction.

 

La Caisse Coup Dur est une option que vous choisissez lors de l’adhésion au GDS, elle vous permet de vous garantir d’un certain nombre d’aléas sanitaires dont l’éleveur n’est pas responsable :

Les saisies d’abattoir, des pertes occasionnelles, des analyses à réaliser, des autopsies…….contacter le GDS pour plus de précisions.

 

La Para tuberculose et la BVD représentent un financement respectivement 24 % et 25 % de l’enveloppe d’aides attribuées aux éleveurs avec une forte percée de ces deux maladies sur l’année 2014. Ces maladies sont omniprésentes sur le département, lorsque nous les cherchons, nous les trouvons. L’introduction et le voisinage restent de loin les portes d’entrées principales il faut donc rester vigilant et mobilisé.

La BVD est activement recherchée par le GDS soit dans le cadre de la prévention (le dépistage sentinelle, le dépistage par le biais de la boucle auriculaire) ou les plans de lutte (accompagnement technique et financier).

Les boucles à prélèvement de cartilage bénéficient d’une aide partielle du GDS de 2 Ä par boucle. Cette action proposée aux éleveurs permet de dépister précocement la présente de la BVD dans l’élevage, si vous souhaitez obtenir des renseignements complémentaires n’hésitez pas à nous contacter au 03 25 35 03 83.

Des outils de maîtrise existent et sont à la portée de tous. Prévenir la maladie plutôt que de subir les dégâts (retards de croissance, avortements, échecs de traitements, mortalités, problèmes de reproduction, problèmes respiratoires,…..interventions vétérinaires)

La BVD : la Prévention à la portée de tous les éleveurs

La lutte collective contre la BVD s’amplifie, venez rejoindre les éleveurs qui dépistent  par le biais des boucles auriculaires :

L’amélioration de la situation sanitaire des élevages passe par la prévention. En ce qui concerne la BVD, les éleveurs disposent de trois moyens de lutte afin d’éradiquer cette maladie.

• La vaccination des génisses et des reproducteurs qui vont être mis à la reproduction.

• La prise de sang par PCR  lors des naissances et achats groupés.

• La Boucle Auriculaire à imposer dès la naissance à côté de la boucle d’identification, afin de prélever un bout de cartilage.

Concernant la boucle auriculaire : un engagement doit être pris avec les vétérinaires et le GDS. Actuellement environ 6 000 boucles ont été commandées afin de dépister la BVD dans les élevages. La boucle et l’analyse reviennent à 7,35 Euros/ veau. Le GDS accompagne techniquement et financièrement les éleveurs qui s’engagent. Une aide forfaitaire de 2 Euros est donnée aux éleveurs adhérents qui s’engagent dans la démarche, soit un coût de 5,35 Euros par veau pour dépister et enrayer la circulation virale.

A titre d’exemple un épisode de BVD sur un cheptel, en incluant les pertes directes et indirectes, coûte de 50 à 80 Euros/ bovin (étude nationale). Le calcul du gain, par le biais de la prévention, n’est plus à démontrer, pour autant, les éleveurs sont prêts à courir le risque de ne rien faire…..

Pourtant, la santé du veau et du troupeau est un gage de rentabilité pour l’éleveur.

En enlevant les IPI précocement, vous diminuez fortement la pression microbienne ce qui a pour conséquence d’améliorer la santé du troupeau en général et des veaux en particulier.

N’hésitez plus, venez rejoindre les éleveurs déjà convaincus de la lutte collective.

Avançons ensemble vers un avenir sain

Le contrôle de la BVD à l’achat constitue le premier reflexe que l’éleveur doit avoir afin de ne pas introduire le virus dans l’élevage.

Le dépistage précoce avec les boucles de prélèvement auriculaire permet de connaître le statut de votre élevage à condition de dépister tous les veaux à naître.

Le sondage sentinelle permet de surveiller votre troupeau.

L’application de mesures de biosécurité (pédiluve, désinfection du matériel en commun, double  clôtures, box d’isolement,….) est des gestes au quotidien qui peuvent éviter de graves aléas sanitaires.

Choisissez la méthode adaptée à votre élevage.

TEST et CONTROLE à l’introduction

Le contrôle à l’introduction doit être fait dans les 10 jours qui suivent l’arrivée de l’animal. Après le relevé de l’identification du bovin et des conditions d’isolement, le vétérinaire sanitaire de l’élevage prescrit les contrôles à réaliser en relation avec l’éleveur et effectue les prélèvements nécessaires.

En partenariat avec le LDA, les vétérinaires et le GDS, et afin de diminuer les coûts du contrôle à l’introduction, des KITS à l’introduction et aux avortements ont été mis en place, demandez-les à votre vétérinaire lors du prélèvement. L’introduction représente un risque majeur de contamination en IBR, BVD, Para tuberculose, maladies abortives et autres parasites….plus tôt vous dépisterez l’intrus plus vite vous empêcherez les circulations virales.

Pour tous renseignements complémentaires, vous pouvez contacter votre GDS

au 03 25 35 03 83

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