L'Avenir Agricole et Rural 23 février 2007 à 00h00 | Par F.Thevenin

Sanitaire - Toujours plus haut

L'assemblée générale du GDS a permis de dresser le bilan annuel de la structure qui continue à améliorer son taux de pénétration en Haute-Marne. Il atteint désormais les 64 % en terme d’éleveurs et le chiffre de 132 333 bovins…

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A chaque assemblée générale du GDS de Haute-Marne, sa nouvelle crise sanitaire… Après la grippe aviaire de l’an dernier, qui n’est d’ailleurs pas terminée, Hubert Gouget, son président, évoque la fièvre catarrhale ovine. La France est touchée de plein fouet avec 7 cas et avec d’importants problèmes de commercialisation des animaux vivants dans le nord de la France. La Haute-Marne a été divisée en trois zones avec plus ou moins de contraintes et surtout de nombreuses incertitudes face à l’avenir ; d’où l’intervention de Michel Pottiez, directeur du GDS (voir page suivante). 100 000 animaux sont concernés par la zone réglementée et la douceur hivernale inquiète. Hubert Gouget en appelle d’ailleurs a davantage de concertation entre les OPA afin de devancer les problèmes.

Bon état sanitaire


Au-delà de ces deux crises, l’état sanitaire du cheptel haut-marnais est bon. Il a permis d’alléger la prophylaxie et donne la possibilité au GDS d’investir dans d’autres actions sanitaires comme il l’a fait avec l’IBR. D’ailleurs, dans ce domaine, la France entière a généralisé le dépistage et la vaccination. Pour les éleveurs haut-marnais et les futurs retraités qui souhaiteraient vendre leur troupeau, il est important de demander la certification IBR au GDS sachant que son octroi n’est pas systématique. Remarque : les non adhérents au GDS peuvent faire cette demande (sans adhérer au GDS), moyennant des frais de gestion.

Fonds "Fièvre aphteuse"

En complément d’un premier dispositif  technique et financier permettant à l’Etat et l’Union Européenne d’intervenir directement sur un foyer aphteux, la caisse de secours des GDS créée en 1992 permet d’indemniser forfaitairement les conséquences économiques du blocage sanitaire d’une zone périphérique au foyer.
La constitution de ce fonds est assurée par chaque GDS pour ses seuls adhérents. Ce fonds privé et décentralisé a plusieurs particularités :
- l’appel des fonds en euro par bovin est indissociable de la notion d’adhésion au GDS. Le montant demandé est évolutif dans le temps.
- les fonds sont placés sur un compte bloqué qui ne peut être couvert qu’en cas d’épisode aphteux. Une convention spécifique permet un reversement de 10 % des sommes collectées sur un compte bloqué de la FNGDS.
A noter qu’il n’y a pas eu d’appel de cotisation pour le Fond Fièvre Aphteuses en 2005/2006 et que le dernier a eu lieu lors de la campagne 1994/1995.
Aujourd’hui, la somme bloquée par les éleveurs haut-marnais s’élève à 93 485 euros pour 409 élevages couverts soit 27 % des éleveurs du département. Ces chiffres sont particulièrement faibles et la Haute-Marne est le seul département «à ne pas jouer le jeu». Ce ci signifie qu’en cas d’épizootie, les 73 autres pourcents n’auront aucune indemnité. Ils ne sont pas couverts…

IBR en Haute-Marne
 
Après trois années de vaccination obligatoires pour les animaux atteints d'IBR, le pourcentage de cheptels positifs est passé de 15 % à moins de 12 %. Le nombre de bovins est passé de 4 % à moins de 2,7 %.
Après l'assainissement, la certification est possible pour rejoindre les 45 % des éleveurs que le sont déjà. En résumé, en février 2007, 732 cheptels sont engagés en certification IBR. 577 cheptels ne sont pas engagés mais sont négatifs et 170 ont des résultats positifs et doivent être assainis.
 
2005/2006 en résumé
 
Au total, en 2005/2006, 151 cheptels ont été accompagnés techniquement et financièrement par le GDS à la suite d'un problème sanitaire grave : 53 en plan IBR, 51 en plan BVD, 7 en protocole avortement, 15 en Caisse Coups Durs et 15 en plan paratuberculose.
Au bout du compte, 168 117 euros d'aides directes ont été versées aux éleveurs adhérents dont 45 000 euros pour la Caisse coups durs. Pour l'avenir, les nouvelles actions techniques tournent autour du développement du plan paratuberculose, de la nouvelle aide à la visite volontaire, de la certification varron.
 
Attention aux introductions !

De juillet 2005 à juin 2006, la Haute-Marne a introduit 19 185 bovins qui viennent d'autres départements français ou de l'étranger (311 au lieu de 642). Parmi les départements, les plus «fréquentés» sont la Côte-d'Or, l’Aube, les Vosges, la Haute-Saône. De l'étranger, ces animaux viennent de Pologne, de Tchéquie, de Belgique... et contrairement aux années précédentes, seuls 24 bovins allemands sont entrés en Haute-Marne.
Attention, les bovins introduits dans les élevages présentent un risque d’introduction du virus IBR. Il est important que les animaux soient tous dépistés en IBR sachant que 2 % des bovins introduits ont eu une réaction positive en IBR !

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