L'Avenir Agricole et Rural 24 décembre 2013 à 08h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

SANITAIRE - Solidarité sanitaire 2012/2013

Comme chaque année, Le GDS 52 attribue, au mois de septembre, des aides aux éleveurs ayant eu d’importantes pathologies sanitaires en IBR, BVD et Paratuberculose mais également ayant subi des avortements à répétition, ou des pertes d’animaux (Caisse Coup Dur).

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Le GDS 52 rembourse également au JA tout ou en partie de leur adhésion la première année et une quote-part de (2%) de la cotisation adhérent si le paiement est réalisé avant le 15/02. Cette solidarité sanitaire est le fruit de la mutualisation des risques des adhérents.

 

200 746 ont été répartis entre les éleveurs qui ont reçu une subvention allant 2 à 8 031 . Le financement a été assuré pour 100 000 par le Conseil Général et 100 746 par le GDS 52. Vous trouverez le détail dans le tableau suivant.

 


L’IBR,
comme nous le constatons, représente 23 % de l’enveloppe totale soit 45 525 . La certification progresse régulièrement avec 64 % d’éleveurs certifiés. Dans le cadre de prophylaxie, des introductions qui sont obligatoires et nous gérons cette maladie. Nous constatons et nous essayons de comprendre les causes des différents résultats non négatifs que nous détectons. La plus grande difficulté est de faire comprendre aux éleveurs qui possèdent peu de bovins non négatifs les risques encourus pour eux et le voisinage de garder des animaux qui devront être vaccinés et qui génèrent des charges financières plus importantes.

L’IBR est une maladie qui s’achète tous les éleveurs le savent, alors pourquoi garder des bovins qui réagissent positivement aux tests ? Faut-il continuer à financer les éleveurs qui alimentent le réservoir de virus départemental suite à ces introductions ?  Doit –on « resserrer les boulons » pour renforcer les moyens de lutte contre toutes les contaminations ? Le GDS 52 ne peut pas gagner cette bataille seul, il doit être aidé de l’ensemble des partenaires (vendeur, négocient et acheteur) afin de surveiller la circulation virale



Que chacun (adhérents GDS, non adhérent et négocient) en prenne conscience. Actuellement nous ne sommes pas sur une zone (département) en épidémiosurveillance favorable pour obtenir une dérogation des contrôles à l’introduction.

 


Vérification des statuts sanitaires avant achat, isolement à l’introduction et contrôle à l’introduction doivent rester les trois piliers pour éviter d’introduire des maladies.

 

La Caisse Coup Dur est une option que vous choisissez lors de l’adhésion au GDS, elle vous permet de vous garantir d’un certain nombre d’aléas sanitaires dont l’éleveur n’est pas responsable :

Les saisies d’abattoir, des pertes occasionnelles, des analyses à réaliser, des autopsies…….contacter le GDS pour plus de précisions.

 

La Para tuberculose et la BVD représente un financement respectivement 20 % et 21 % de l’enveloppe d’aides attribuées aux éleveurs avec une forte percée de ces deux maladies sur l’année 2013. Ces maladies sont omniprésentes sur le département, lorsque nous les cherchons, nous les trouvons. L’introduction reste de loin la porte d’entrée principale il est donc nécessaire de les contrôler lors de l’introduction d’un animal dans le troupeau.



La BVD est activement recherchée par le GDS soit dans le cadre de la prévention (le dépistage sentinelle, le dépistage par le biais de la boucle auriculaire) ou les plans de lutte (accompagnement technique et financier).

Les boucles à prélèvement de cartilage bénéficient d’une aide partielle du GDS de 2 par boucle. Cette action proposée aux éleveurs permet de dépister précocement la présente de la BVD dans l’élevage, si vous souhaitez obtenir des renseignements complémentaires n’hésitez pas à nous contacter au 03 25 35 03 83.

Des outils de maîtrise existent et sont à la portée de tous. Prévenir la maladie plutôt que de subir les dégâts (retards  de croissance, avortements, échecs de traitements, mortalités, problèmes de reproduction, problèmes respiratoires,…..interventions vétérinaires).

 


Avançons ensemble vers
un avenir sain

- Le contrôle de la BVD à l’achat constitue le premier réflexe que l’éleveur doit avoir afin de ne pas introduire le virus dans l’élevage.

- Le dépistage précoce avec les boucles de prélèvement auriculaire permet de connaître le statut de votre élevage à condition de dépister tous les veaux à naître.

- Le sondage sentinelle permet de surveiller votre troupeau

- L’application de mesures de biosécurité (pédiluve, désinfection du matériel en commun, doubles clôture, box d’isolement,…. Sont des gestes au quotidien qui peuvent éviter de graves aléas sanitaires.

- Choisissez la méthode adaptée à votre élevage

 


TEST et CONTROLE
à l’introduction

Le contrôle à l’introduction doit être fait dans les 10 jours qui suivent l’arrivée de l’animal.

Après le relevé de l’identification du bovin et des conditions d’isolement, le vétérinaire sanitaire de l’élevage prescrit les contrôles à réaliser en relation avec l’éleveur et effectue les prélèvements nécessaires.

En partenariat avec le LDA, les vétérinaires et le GDS, et afin de diminuer les coûts du contrôle à l’introduction, des KITS à l’introduction et aux avortements ont été mis en place, demandez-les à votre vétérinaire lors du prélèvement. L’introduction représente un risque majeur de contamination en IBR, BVD, Para tuberculose, maladies abortives et autres parasites….plus tôt vous dépisterez l’intrus plus vite vous empêcherez les circulations virales.

 


Prévenir la tuberculose bovine dans mon élevage

 


Je limite les risques liés à l’introduction

L’infection d’un cheptel peut-être due à l’introduction d’un animal infecté. Le statut du cheptel de provenance et le transport sont les points clef de maitrise. Pendant le transport, le risque de contamination est important car les bovins stressés sont plus sensibles.

 


Je limite les risques liés au voisinage

La tuberculose bovine peut se transmettre entre bovins par contact direct (mufle à mufle), la salive, la toux, l’urine, le lait….la contamination par le voisinage est la cause la plus fréquente des foyers de tuberculose.

 

Je limite les risques à l’environnement

En zone infectée, les blaireaux, cervidés et sangliers peuvent transmettre la tuberculose bovine. Ils peuvent entrer dans les bâtiments et les pâtures pour consommer l’alimentation destinée aux bovins. Il est parfois peu envisageable d’empêcher l’accès des animaux sauvages aux aliments et aux stocks ( le file électrique apporte parfois une solution aux problèmes).

En haute Marne un dépistage est réalisé sur blaireaux en partenariat avec le GDS, la fédération des chasseurs et la DDCSPP. Les blaireaux prélevés sont tous négatifs actuellement. Un dépistage sur sangliers et cervidés est organisé actuellement par la fédération des chasseurs. La DDCSPP organise un dépistage sur bovin dans le cadre de la prophylaxie bovine.La zone géographique du sud du département est privilégiée (bordure Cote d’Or), avec une zone autour du Der.Je limite les risques liés aux visiteurs

Les personnes, le matériel et les véhicules contaminés (par le fumier par exemple) ainsi que les rongeurs, sont des vecteurs possibles à la circulation de la maladie. Le pédiluve et la désinfection régulière du matériel d’élevage  en commun permettent de limiter les risques. La dératisation régulière limite la population de rongeurs.

Pour tous renseignements complémentaires,


vous pouvez contacter votre GDS au 03 25 35 03 83.

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