L'Avenir Agricole et Rural 11 avril 2019 à 10h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

SANITAIRE : Mise à l'herbe, la question du PARASITISME

Le printemps est là, la mise à l’herbe tant attendue arrive enfin. Et comme chaque année, la question du parasitisme à l’herbe se pose. Notons que notre regard vis-à-vis des parasitoses a évolué ces dernières années.

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- © REUSSIR

Du « déparasitage systématique », nous sommes passés à la « lutte antiparasitaire », puis à la « gestion du parasitisme ». Si bien que le terme de parasite ne semble plus très adapté pour qualifier des êtres vivants qui font partie de l’environnement du bovin. Cependant, pour la compréhension, nous continuerons à nommer « parasites », ces êtres vivants avec lesquels il faut composer.

 

GESTION DU PARASITISME...

Fini l’époque où l’on procédait systématiquement au traitement des animaux supposés parasités. Depuis plusieurs années, nous sensibilisons nos adhérents à ces questions de gestion du parasitisme en remplaçant les déparasitages en aveugle par des interventions raisonnées qui tiennent compte du véritable risque pathologique auquel sont exposés les animaux. Plusieurs raisons nous amènent à ce changement de pratiques indispensable :

•Tout traitement représente un coût en achat de produit et en temps passé. Cet investissement doit s’accompagner d’un résultat positif pour l’éleveur (retour sur investissement). Or, nous constatons que dans bien des cas, le traitement n’était pas justifié.

•La connaissance du comportement parasitaire permet des interventions plus adaptées et une plus grande efficacité des mesures préventives. De nombreuses expérimentations l’ont montré et le champ d’investigation est immense.

•La nécessité, bien légitime, de proposer au consommateur des produits sains dépourvus de substances susceptibles d’affecter sa santé (résidus et perturbateurs endocriniens).

•La conscience que les effets négatifs sur le milieu naturel sont loin d’être négligeables. Ainsi l’impact sur la chaîne alimentaire apparaît au grand jour, lorsque les éleveurs eux-mêmes, sont en mesure de constater que les bouses en arrivent à ne plus être dégradées par la faune coprophage.

 

Tout cela nous amène à envisager autrement, la cohabitation nécessaire et quelquefois non dénuée d’intérêt, entre parasites et animaux domestiques.

 

Suite de notre article en page 07 de l'édition de cette semaine.

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