L'Avenir Agricole et Rural 24 mars 2016 à 08h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

SANITAIRE / ERADIQUONS LA BVD

Le GDS a tenu son Assemblée Générale le 18 mars à la salle des fêtes de Choignes. L’association a présenté son plan régional de lutte contre la BVD ainsi que Synest, un outil internet pour assurer un suivi de son cheptel.

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Le montant de la subvention 2017 pour le GDS 52 reste incertain.
Le montant de la subvention 2017 pour le GDS 52 reste incertain. - © T MORILLON

Hubert Gouget, président du GDS 52, a rappelé l’importance de la prévention, qui reste une démarche rentable. «La réglementation n’est pas assez stricte en IBR, cette maladie doit être éradiquée, c’est pour ne pas répéter les mêmes erreurs que nous construisons un plan de lutte de la BVD au niveau régional. C’est une maladie qui est présente dans notre département et qui coûte très cher. Nous devons également mieux encadrer les plans de lutte contre la para-tuberculose et limiter l’antibiorésistance. D’autre part, la FRGDS est en création, elle permettra de mieux nous positionner au niveau régional et politique».

 

Le nombre d’adhérents augmente, ils sont 940 et représentent 79 % des éleveurs du département, ce qui entraîne une hausse des cotisations. Cependant, Hubert Gouget déplore la baisse de subvention du Conseil Général de 20 000 par rapport à l’année précédente. Ces aides vont être données par le Conseil Régional dès 2017 et le montant de l’enveloppe est incertain. Suite à une dette annulée de la caisse FMS, le résultat de l’exercice 2 015 est exceptionnel : 93 216 . Cette somme sera reversée aux éleveurs par le biais d’une subvention pour le démarrage de l’action BVD.

 

Bilan sanitaire

La prophylaxie annuelle (1 111 cheptels en 2015) permet de maintenir les qualifications en élevage. Pour les éleveurs qui tardent ou qui ne font pas leur prophylaxie après le 30 avril, la DDCSPP met en œuvre une procédure judiciaire à l’encontre des agriculteurs. Il y a eu plusieurs cas de suspicion de tuberculose en Haute-Marne, mais la maladie n’a pas été détectée, en revanche un cas de leucose avéré a été découvert.

Concernant les 11 371 introductions en élevage, 9 % seulement ont été contrôlés pour la BVD, soit 1 130 bovins, dont 242 positifs. Cette maladie reste présente dans notre département, le GDS conseille fortement de dépister tous les reproducteurs ou futurs reproducteurs introduits sur l’exploitation. 35 plans BVD ont été ouverts dont 23 ont été mis en place sur la campagne 2014/2015. Pour la paratuberculose, le bilan fait état de 67 plans ouverts dont 5 mis en place en 2014/2015.

 

Aucun cas de FCO n’ayant été découvert en Haute-Marne, notre département est à présent en zone saisonnièrement indemne. Ce statut allège les conditions d’échanges d’animaux d’élevage au départ de la zone réglementée. 21 740 doses de vaccin sont déjà disponibles pour notre département. L’éleveur doit en faire la demande auprès de son vétérinaire qui transmettra à la DDCSPP. Pour rappel il doit y avoir une période d’attente de 21 jours entre les 2 vaccins et de 14 jours après la 2ème injection.

 

IBR : durcissement de la législation

L’IBR reste présente avec 3 circulations virales importantes, dont 2 cas chez des éleveurs qui finissaient un protocole vaccinal et un cas chez un paysan possédant un atelier carte jaune (risque accru avec un atelier qui ne contrôle pas les introductions). La qualification en IBR est une démarche volontaire et les éleveurs qualifiés sont tenus de respecter le cahier des charges national. 3 176 bovins reconnus positifs ont été vaccinés, soit 75 cheptels dont 45 avaient moins de 5 bovins vaccinés. Garder seulement quelques animaux vaccinés représente un risque, le GDS peut accompagner financièrement les agriculteurs pour éliminer les derniers bovins vaccinés sur l’élevage.

La certification progresse avec 68 % de cheptels certifiés en 2015, mais c’est insuffisant pour accorder une dérogation à l’introduction. Cette situation peut changer si tous les élevages se qualifient. La réglementation en IBR se durcit, à partir de juillet 2016 tous les élevages devront être négatifs, lors d’une vente il faudra prouver la négativité des animaux. Les bovins positifs seront interdits d’introduction.

 

Retrouvez la totalité de notre article en page 03 de notre hebdomadaire de cette semaine.

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