L'Avenir Agricole et Rural 24 août 2007 à 00h00 | Par F.Thevenin

SANITAIRE EN HAUTE-MARNE - ATTENTION AUX RATS TAUPIERS

Un signalement de présence anormale de rats taupiers a été fait par un agriculteur du Bassigny. Le réseau de surveillance est en alerte car le phénomène ne semble pas isolé. Pour éviter l’invasion que nous avons connue en 1988, il vaut mieux prendre les devants.

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Les trous sont larges et rapidement rebouchés par le nuisible lorsqu’ils sont mis en évidence avec une bêche.
Dans un premier temps, le piégeage avec des pinces peut s’avérer suffisant. Des pièges sont disponibles à l’APVA.
Les trous sont larges et rapidement rebouchés par le nuisible lorsqu’ils sont mis en évidence avec une bêche. Dans un premier temps, le piégeage avec des pinces peut s’avérer suffisant. Des pièges sont disponibles à l’APVA. - © JL BLONDEL
Mesurer la densité

Le campagnol terrestre (rat taupier ou encore arvicola terrestris) se distingue de son cousin des champs par sa taille (cf photos) et son habitat. Il creuse des galeries avec ses dents en rejetant une terre émiettée par petits monticules. Ces tumuli et les trous de diamètre important constituent des indices de présence caractéristiques qui permettent d’évaluer le taux d’infestation selon une méthode en ligne définie comme suit par l’arrêté ministériel du 17 décembre 2001.
« l’observateur réalise un parcours en traversant la parcelle dans le sens de la plus longue diagonale. Tout en marchant, il divise ce parcours en intervalles réguliers de cinq grands pas. Pour chacun de ces intervalles, il note la présence ou l’absence d’indices de campagnols terrestres (tumuli, trous…) sur une bande de 2,50 mètres de part et d’autre de la diagonale ».


La bromadiolone est autorisée … sous conditions

La bromadiolone reste autorisée après accord du SRPV. L’arrêté susvisé préconise un traitement précoce sachant que le piégeage reste aussi une solution.
Dès lors que la densité est supérieure à 50 % selon la « méthode en ligne » décrite ci-dessus, le traitement ne peut se faire qu’après dérogation demandée par la profession et accordée par le Préfet.
Ces traitements sont maintenant réalisés avec un appât « blé » ; les carottes n’étant plus autorisées depuis 1998.
En Haute Marne, de nombreuses charrues sont actuellement entreposées dans un hangar par le GDON (ex GDEC) (Groupement de Défense contre les Organismes Nuisibles) ; elles n’ont pas servi depuis 1988 mais pourraient être modifiées pour enfouir du blé traité.
Pour le moment nous n’en sommes pas encore à ce stade mais la vigilance s’impose.

Qui prévenir ?

Si vous constatez des attaques anormales, téléphonez à l’APVA qui intervient pour le compte du GDON actuellement présidé par Thierry REMY et fédéré au sein de la FREDON.CA (Fédération des GDON de Champagne Ardenne).

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