L'Avenir Agricole et Rural 15 novembre 2012 à 11h28 | Par E.D.

ROBOTIQUE - Un robot pour pallier au départ d’un salarié

Opter pour la traite robotisée est un choix fréquent en Haute-Marne et la tendance n’est pas prête de s’inverser au vue des quelque 200 visiteurs professionnels qui se sont rendus à l’opération ferme ouverte organisée par les établissements Lesserteur, concessionnaires de la marque DeLaval, au GAEC du Coteau à Biesles.

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Céline et Michel André, aux côtés de l’équipe technico-commerciale des Ets Lesserteur.
Céline et Michel André, aux côtés de l’équipe technico-commerciale des Ets Lesserteur. - © ED

Le GAEC du Coteau, situé à Biesles compte deux associés ; Michel André et sa fille Céline, installée en 2007 ainsi qu’un salarié. Le troupeau laitier est constitué de 80 vaches simmental en race pure, alimentées au foin, tourteau et maïs ensilage.

Une technologie devenue fiable

Le GAEC du Coteau est équipé depuis le mois de février de deux VMS DeLaval. Le départ d’un salarié l’an passé pousse Michel et Céline à repenser leur organisation de travail. Pas question d’arrêter l’atelier laitier pour cette passionnée de la race simmental qui est habituée à fréquenter les plus hauts podiums nationaux, mais l’ambition de travailler autrement. Si la jeune agricultrice n’a pas été convaincue par la traite robotisée lors de son installation en 2007, elle admet que la vulgarisation de cette technologie a permis d’augmenter significativement la fiabilité de ce type d’appareil.

Les associés ont opté pour la marque DeLaval en raison de la proximité du concessionnaire basé à Neuilly l’Evêque. Sur le plan technique, ils ont été séduit  par l’accessibilité à la mamelle, grâce à la fosse de confort et au bras ultra-compact. «On réalise toutes les interventions au robot et non plus au cornadis, notamment l’administration d’antibiotiques au moment du tarissement» explique Céline.

Une nouvelle conduite de troupeau

L’appareil apporte des informations ciblées grâce à la conductivité des mamelles sur la santé des animaux et sur leur activité. Des données que l’éleveuse s’approprie peu à peu. Le concessionnaire propose également en option un mini-laboratoire d’analyse du lait qui permet d’obtenir des données en temps réel sur la reproduction, la gestation, l’alimentation... Chaque utilisateur peut ainsi évoluer à son rythme dans l’exploitation de ce nouvel outil de gestion du troupeau.

L’arrivée des robots a occasionné peu de modifications sur le bâtiment des vaches laitières qui étaient déjà en logettes depuis 2006 pour des raisons de commodité dans la gestion des effluents. Il a suffi de rallonger le bâtiment de cinq mètres. L’adaptation du troupeau a été rapide, en quinze jours, il ne restait qu’une vingtaine de vaches à pousser. Avec l’arrivée du robot nous comptons étaler les vêlages, explique Céline, afin de ne pas saturer l’outil de production.

Après quelques mois d’utilisation, Michel constate, quant à lui, une plus grande fluidité dans l’organisation du travail, des gains de production en terme de quantité de lait par vache, malgré un léger fléchissement des taux, et une recrudescence temporaire des cellules habituellement constatée lors de la mise en place d’un robot.

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