L'Avenir Agricole et Rural 14 décembre 2017 à 08h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

Revenu des exploitations laitières en 2017 : en convalescence

Après deux années difficiles (2015 et surtout 2016), marquées par des aléas climatiques et conjoncturels à répétition, la conjoncture 2017 a permis aux exploitations de souffler un peu sans toutefois assainir les trésoreries. L’année 2014 reste la dernière année correcte pour les éleveurs laitiers

Abonnez-vous Réagir Imprimer
L’évolution du revenu disponible dépend de la combinaison des productions sur les exploitations.
L’évolution du revenu disponible dépend de la combinaison des productions sur les exploitations. - © D.C.

Une récolte de fourrage de très bonne qualité au cours de cette campagne fourragère

Cette année aura été marquée par un retour à un prix du lait au-dessus des 300 /ML après la baisse historique de ces deux dernières années. Les rendements en céréales ont été très hétérogènes dans notre région et certains secteurs ont souffert d’une mauvaise moisson. Le prix de certaines céréales comme le blé et l’orge de printemps sont légèrement en hausse par rapport à 2016. En ce qui concerne la viande, son prix connaît également une timide augmentation.

Les épisodes de froid tardifs et la sécheresse du printemps n’ont pas été favorables à la pousse de l’herbe. Les récoltes sont inférieures de 30 % en ensilage et enrubannage et de 30 à 50 % pour les foins par rapport aux années «normales». Il s’avère que les éleveurs qui ont fauché précocement ont été gagnants en matière de qualité à la différence de ceux qui ont attendu dans l’espoir de récoltes plus abondantes. La poursuite de la sécheresse à partir de fin mai a souvent poussé les éleveurs à affourager les animaux au parc. Les ensilages de maïs sont de bonnes qualités grâce à leurs richesses en grain et leurs récoltes à un stade végétatif optimal.

Des revenus qui se redressent par rapport à 2016 mais qui restent insuffisants

Les rendements ont globalement été bons, exceptés sur les secteurs les plus séchants. Ils auront permis de compenser les déficits en herbe. L’arrière-saison aura été favorable à la pousse de l’herbe et aux intercultures. Globalement, les bilans fourragers sont couverts sur la plupart des exploitations et les achats de fourrage devraient être uniquement pratiqués sur les zones les plus touchées par la sécheresse printanière et estivale.

Les prévisions de revenus pour l’année 2017 (tableau ci-dessous) sont établies à partir d’éléments de conjonctures économiques appliqués sur des exploitations type qui correspondent à des structures laitières lorraines et champardennaises suivies dans le cadre du dispositif national Inosys Réseau d’élevage. Ces projections s’appuient sur les résultats des fermes du réseau d’élevage jusqu’en novembre 2017.

Vous pourrez retrouver la suite de cet article dans notre édition du 15 décembre 2017.

 

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Avenir Agricole et Rural se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

L'Avenir Agricole et Rural
La couverture du journal L'Avenir Agricole et Rural n°2509 | août 2018

Dernier numéro
N° 2509 | août 2018

Edition de la semaineAnciens numérosABONNEZ-VOUS

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

Voir tous