L'Avenir Agricole et Rural 21 juin 2018 à 09h00 | Par F. NOEL

Rester ancré, innover et mutualiser

Le modèle de la MSA, qui compte et cultive d’importants atouts (guichet unique, proximité, actions d’accompagnement ciblées, mutualisation au sein de son réseau, etc.) est malmené par la multiplication des réformes et une vision bien éloignée de sa culture. L’assemblée générale de la MSA Sud Champagne a fait le point sur ce challenge déterminant.

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Eric Petit : «L’innovation est l’ADN de la MSA. Les pouvoirs publics le reconnaissent mais nous ne devons pas relâcher nos efforts. Notre présence active sur le territoire au service de l’ensemble de la population doit être reconnue et intégrée dans notre dotation de fonctionnement».
Eric Petit : «L’innovation est l’ADN de la MSA. Les pouvoirs publics le reconnaissent mais nous ne devons pas relâcher nos efforts. Notre présence active sur le territoire au service de l’ensemble de la population doit être reconnue et intégrée dans notre dotation de fonctionnement». - © E.P.

«Il accompagne à tous les âges de la vie. C’est une spécificité du régime agricole, seul régime organisé en guichet unique qui gère tous les risques de la sécurité sociale. La MSA protège et accompagne ainsi tous ses adhérents à tous les moments importants de leur vie et pour toutes les démarches quotidiennes». Stéphane Antigny, directeur général de la MSA Sud Champagne,  articule son rapport d’activité (voir notre encadré) autour du  fil rouge de l’assemblée générale : «la MSA Sud Champagne vous accompagne tout au long de votre vie».
Un fil rouge qu’Edith Girost, première vice-présidente, illustre au travers du témoignage d’une famille qui participe à l’un des 22 échelons locaux de la MSA, initiateurs d’actions dans des domaines aussi variés que la prévention des maladies ou des chutes, la dématérialisation, la sécurité routière, les troubles musculo squelettiques, la jeunesse et les addictions etc.
De même, mais dans le domaine des prestations de services en agriculture et en viticulture, un phénomène en fort développement, Pierre Dumont évoque le travail, mené par le Conseil d’administration de la caisse de MSA avec le concours du SGV, visant à mettre en œuvre une charte garantissant des engagements de qualité et de sécurité (qualité du recrutement, respect des obligations sociales, sécurité des salariés et qualité de la prestation) pris par des prestataires vertueux. Des expérimentations sont menées avant son développement.

Un cumul des fronts où elle doit se battre

Plus globalement, une bonne partie de ses activités s’inscrit dans ses missions de service public. Son offre globale est aussi évolutive, car elle s’appuie sur la mobilisation de son réseau pour co-construire des réponses adaptées à ses préoccupations rurales. Mais cette volonté d’être un acteur de développement sur les territoires, s’exerce dans un environnement qui est loin de lui faciliter la tâche. Eric Petit, président de la MSA Sud Champagne, puis Michel Brault, directeur général de la caisse Centrale MSA, dressent un panorama où s’ajoutent : pression exercée par les différents gouvernements pour diminuer les dépenses sociales, dématérialisation, efficience des économies et équilibre financier des branches par famille. Et la MSA, avec son guichet unique, cumule les fronts où elle doit se battre. Si Eric Petit ne remet pas en cause la nécessité de certaines réformes, telle celle de simplification, en citant les 17 000 règles différentes qui ne touchent qu’une seule branche, celle de la famille, ou encore la dématérialisation, il lance cependant une invitation : «j’invite simplement le législateur à mesurer l’impact mais surtout la faisabilité temporelle. Il faut du temps pour pouvoir s’appuyer sur un système d’information fiable et compatible, s’approprier, pour l’ensemble des collaborateurs le temps de la formulation et de la maîtrise. Et enfin et surtout que les utilisateurs, entreprises, particuliers aient également le temps d’adaptation nécessaire».

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