L'Avenir Agricole et Rural 14 mai 2020 à 09h00 | Par Jean-Luc MASSON

Résilience-performance et création de valeur

Une équipe de conseillers qui se remet en cause, en s'adaptant au terrain, dans un territoire « grandes cultures » en difficulté. C'est l'expérience vécue en Champagne, à travers l'opération « Oser en Barrois ». Grandes lignes.

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La petite région concernée a « bien » fonctionné pendant trente ans sur le modèle « colza-blé-orge », qui est aujourd'hui « au bout du rouleau ».
La petite région concernée a « bien » fonctionné pendant trente ans sur le modèle « colza-blé-orge », qui est aujourd'hui « au bout du rouleau ». - © N. M.

Lors de la session de la Chambre régionale d'agriculture du 10 mars à Metz, le projet « Oser en Barrois » a été présenté par Jean-Michel Ecochard, directeur du marché viticole, à la Chambre d'agriculture du vignoble champenois. Ce sujet entre pleinement dans les actions phares du Grand Est, cohérentes avec le projet stratégique déployé nationalement par le réseau consulaire.

32 exploitations auditionnées

L'opération est conduite sur les départements de la Haute-Marne et de l'Aube, en partenariat avec Cerfrance. La petite région concernée a « bien » fonctionné pendant trente ans sur le modèle « colza-blé-orge », qui est aujourd'hui « au bout du rouleau ». « Les agriculteurs nous percutent de plus en plus », lance le chef de service. Malgré ce contexte, des exploitations réussissent localement. L'objectif d' « Oser en Barrois » s'inscrit dans une double finalité de « résilience-performance » et de « création de valeur ».

Formations labellisées

Le concept « Oser en Barrois » bénéficie d'une certaine notoriété auprès des acteurs politiques et économiques. D'autres régions et filières souhaitent s'en inspirer, confie Jean-Michel Ecochard. Il nécessite toutefois un déploiement « proactif » des partenaires sur le terrain et la recherche d'autres partenaires-relais. « Il nous décale et nous impacte tous. Il nous faut sortir de nos silos, inter-opérer avec des « concuralliés », aborder nos clients-adhérents sous un angle différent » synthétise le directeur. L'autre avantage est de pouvoir « continuer à rentrer dans les fermes du Barrois ». Dgfes formations en ont déjà découlé, elles sont labellisées « Oser en Barrois ». Elles se déclinent sous trois angles : l'agronomie : gagner sur les intrants et allonger ses rotations ; la maîtrise des charges de matériel ; la valorisation des produits et la gestion des risques : météo, cours mondiaux, risques humains, stocker pour gagner. Pour Jean-Michel Ecochard, ce projet permet « une remise en cause d'une équipe de conseillers qui s'adapte au terrain en difficulté ».

Vous pourrez retrouver la suite de cet article dans notre édition du 15 mai 2020

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