L'Avenir Agricole et Rural 07 février 2013 à 10h32 | Par Gilles SAGET

RESEAUX D’ELEVAGE OVINS - La production ovine des atouts pour s’installer avec des brebis

La production ovine offre des opportunités d’installation, avec une filière dynamisée par un marché porteur et un large choix d’exploitations à reprendre. Le revenu dégagé permet de financer les investissements et de rémunérer le travail, sous condition de maîtriser les aspects techniques. De plus, dans le cas d’une valorisation de surface en herbe, les ovins s’imposent comme l’une des productions la plus rentable.

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Un marche ouvert et porteur

La production française d’agneau est déficitaire de 60 %. Les besoins sont couverts par des importations en provenance du Royaume-Uni, de l’Irlande et de Nouvelle-Zélande. L’augmentation de la consommation en Asie modifie les flux commerciaux, ainsi la Nouvelle-Zélande exporte de plus en plus vers ce bassin de consommation. Le manque de disponibilité en agneau contribue à l’augmentation du prix moyen. Les perspectives à court et moyen terme ne remettent pas en cause ce constat, le prix de l’agneau devrait rester à son niveau actuel, proche de 6 Euros / kg de carcasse.

Un encadrement technique disponible

La production ovine a des atouts pour intéresser des jeunes éleveurs. La conduite du troupeau ovin est rigoureuse et demande un certain niveau de technicité. Un accompagnement technique est proposé par les conseillers spécialisés de chambre d’agriculture ou d’organisation de producteurs.

Malgré la hausse du coût alimentaire en 2012, la situation économique de l’élevage ovin s’est améliorée ces dernières années grâce au rééquilibrage des aides en 2010 et à l’augmentation du prix de vente de l’agneau. Cette situation favorable offre des perspectives à l’installation en production ovine et à la création d’atelier complémentaire. Les premiers éléments de la réforme de la PAC post 2013 devraient favoriser la production ovine avec le maintien d’une aide couplée et les systèmes herbagers avec le «verdissement» de la PAC.
L’élevage ovin du «grand Est» résiste mieux qu’au niveau national, avec une baisse limitée du nombre de brebis à 5 % en 10 ans alors qu’il est de 18 % pour la France.

La professionnalisation des troupeaux du grand Est, avec l’augmentation de la taille de la troupe, la construction de bergerie performante et la mécanisation de la distribution des concentrés, permet d’avoir des exploitations viables économiquement et avec une charge de travail maîtrisée.

Les exploitants de plus de 50 ans représentent 46 % des chefs d’exploitations possédant des brebis en Lorraine. Ce pourcentage important est le même au niveau du grand Est et national. Par conséquent, dans les 10 ans à venir un grand nombre d’exploitations chercheront des repreneurs. Les systèmes de production ovin sont assez diversifiés. On les rencontre en production spécialisée, associés à des cultures de vente, des bovins lait ou viande.

Pour plus infos, voir également les sites : http://www.reconquete-ovine.fr/
http://www.jedeviensberger.com/
Pour plus infos, voir également les sites : http://www.reconquete-ovine.fr/ http://www.jedeviensberger.com/ - © Reussir

Rencontre Installation en élevage ovin :

Dans le cadre de la semaine à l’installation qui a lieu du 11 au 17 février, une rencontre tournée autour de  l’installation en élevage ovin est organisée afin de sensibiliser les divers prescripteurs à cette production. Le but est de montrer les atouts de la production d’ovin viande et d’échanger sur le sujet. Cette rencontre se déroulera le 15 février à la Chambre d’Agriculture de Haute-Marne à Chaumont de 9h45 à 12h.

Au programme de cette rencontre :

- Le contexte de la filière ovine par Gilles SAGET

- Les différents systèmes d’élevage et leurs atouts par Marine ROSSELLE

- Les outils d’encadrement technique par Marine ROSSELLE

- Le dispositif de financement de la reprise d’une exploitation, Labelliance Agri, par Jean-Roch LEMOINE

- Témoignage de Julien NICARD, éleveur ovin haut-marnais

UNE PRODUCTION RENTABLE

Un capital limité…

La production ovine se caractérise par un niveau d’investissement de départ modéré. Avec un capital hors foncier de 146 000 Euros / UMO en moyenne, l’investissement pour une reprise est nettement inférieur aux filières bovines. Le cycle de production est très court, 5 à 15 mois entre l’acquisition des reproducteurs et la vente des agneaux. C’est l’atout majeur de la production ovine, avec un retour rapide sur investissement.

… pour un revenu satisfaisant

Par exemple, avec une exploitation de 75 ha de SAU tout en herbe et 680 brebis produisant 880 agneaux d’herbe, le revenu dégagé est de 28000 Euros / UTH en 2011.

Dans le cas d’une reprise de ce type d’exploitation, le disponible après remboursement des annuités et autofinancement serait de 22 000 Euros / UTH en conjoncture 2011.

(Source : cas-type du réseau d’élevage ovin du grand Est)


 

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