L'Avenir Agricole et Rural 14 mars 2013 à 15h39 | Par Marine ROSSELLE - Gilles SAGET

RESEAUX D’ELEVAGE OVINS - L’élevage ovin tire son épingle du jeu en 2012

Une estimation des résultats économiques 2012 a été faite sur 3 systèmes d’élevage dominant en production ovine du grand Est.

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Une année climatique compliquée en 2012, mais un contexte favorable à l’élevage ovin avec le maintien des bons résultats de 2011.
Une année climatique compliquée en 2012, mais un contexte favorable à l’élevage ovin avec le maintien des bons résultats de 2011. - © G.S.

Cette estimation a été faite sur :

- un élevage avec un système herbager,

- un élevage avec un système de polycultures élevage

- et un élevage avec un système de culture dominant avec ovin.

Les marges brutes par brebis se maintiennent à un bon niveau. En système herbager l’EBE reste identique à l’année 2011, contrairement aux systèmes avec cultures dont les résultats sont en baisse.

 

Une année climatique difficile

Les résultats économiques tiennent compte des dégâts du gel, même si son impact est variable selon les exploitations.

L’année 2012 a été marquée par une période de gel importante en janvier/février sur l’ensemble de la Lorraine, de l’Alsace et de l’Est de la Champagne-Ardenne. Les céréales d’automne ont particulièrement souffert, avec des semis de remplacement au printemps (principalement en orge de printemps et maïs grains). Le printemps a été marqué par 2 mois sans pluie (mars et avril) suivis d’une période pluvieuse jusqu’à fin juillet. Dans ce contexte, les foins ont été récoltés tardivement. La quantité récoltée en 1ère coupe a été bonne, par contre les valeurs alimentaires ont été variables voire médiocres. Les surfaces récoltées en 2ème coupe sont peu importantes.

La sécheresse de fin d’été n’a pas permis une bonne levée des semis d’intercultures. Limitant les surfaces pâturées fin octobre.

 

Des produits en hausse en 2012

Le produit global des 3 systèmes présentés dans le tableau 1 progresse de 3 %.

En production ovine, le prix de l’agneau augmente pour la seconde année consécutive (+ 0,30 par kg de carcasse en 2012). Il a été maintenu par un déficit de production française et de faibles importations. Le produit ovin croît de + 5 %.

L’augmentation des prix des cultures de vente a permis de pallier à la baisse des rendements et d’améliorer le produit cultures de + 3%.

Une forte augmentation des charges opérationnelles

Après une forte augmentation en 2011, les charges opérationnelles progressent encore de 11 à 19 % en 2012 selon les systèmes. Le système herbager est le moins impacté.

Les charges cultures sont en hausse de + 15% à + 24%, du fait du prix des intrants et du coût du remplacement des cultures détruites par le gel.

Le poste concentrés subit l’augmentation du prix des céréales et des tourteaux (+ 9 % pour le concentré agneau qui s’établit à 290 € / tonne).

Les charges de structure hors amortissements et frais financiers sont en hausse de 1 à 3 % suivant les systèmes ; la hausse la plus forte étant le carburant avec + 9 %.

Stabilité des résultats économiques en système herbager et dégradation des systèmes avec cultures impactés par le gel

En 2012, l’atelier ovin a vu ses produits et ses charges augmenter, avec au final une marge brute par brebis stable.

Les systèmes les plus consommateurs d’intrants (céréales + ovins en bergerie) sont les plus impactés par la hausse des charges (jusqu’à + 17 %).

L’Excédent Brut d’Exploitation est stable pour les systèmes herbagers, alors qu’il se dégrade de 5 à 7 % pour les systèmes avec une part de cultures plus importante. L’efficacité économique (EBE/PB) est en baisse quel que soit le système de 2 à 4 points. L’objectif de 38 % n’est atteint par aucun système.

Un ciseau de prix inquiétant en ce début 2013 : baisse du prix de l’agneau et hausse des concentrés

Le prix de l’agneau au premier trimestre 2013 devrait être dans les plus bas de ces 4 dernières années ; essentiellement à cause d’importation à bas prix du Royaume Unis.

De plus, la consommation de début d’année est très limitée.

Parallèlement, le prix des concentrés continue à augmenter (+15 % sur une année). En agneaux de bergerie, l’impact sur la marge brute risque d’être important.

En système herbager, il peut exister une marge de manœuvre comme par exemple, si les températures printanières permettent une sortie précoce des brebis vides.

Dans le tableau ci-dessous, sont recensés différentes solutions à mettre en œuvre pour limiter la hausse des intrants.

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