L'Avenir Agricole et Rural 08 avril 2021 a 08h00 | Par M. PALMIERI

Réouverture des MAEC Api, les feux sont au vert

Alors que vient d'être actée la réouverture des MAEC apicoles pour les apiculteurs professionnels du Grand Est, Didier Romary, Président de la commission apicole de la FRSEA, revient sur l'importance de cette mesure et sur les différents dossiers d'actualité.

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La réouverture des MAEC Apicoles pour les apiculteurs professionnels du Grand Est découle d'un travail syndical de fond en lien avec les élus régionaux. Quel a été le rôle de la commission apicole de la FRSEA ?

Didier Romary : «Les MAEC Apicoles ont été fermées progressivement depuis 2016, et définitivement en 2020. Cela avait sonné comme une forme d'injustice et d'incompréhension pour la filière. Il faut savoir que les apiculteurs professionnels ne sont éligibles à aucune aide de la PAC, les MAEC étaient une solution pour maintenir et promouvoir l'apiculture à l'échelon national. Obtenir leur réouverture était donc une mission prioritaire que s'était fixée la commission apicole de la FRSEA.
Nous avons échangé avec les élus du Conseil régional qui ont entendu les problématiques et les enjeux de notre profession. Depuis deux ans, les échanges ont été riches et productifs en vue de construire, ensemble, la structuration de notre filière.

Autre sujet d'actualité, la fin d'une dérogation spécifique française accordée par l'Union Européenne concernant les ruches conduites de façon bio.

D. R. : « Jusqu'à maintenant, l'Europe accordait à la France une dérogation permettant à ses apiculteurs de placer leurs ruches, conduites de façon biologique, de manière temporaire à proximité de cultures conventionnelles. Donnons l'exemple de ruches qui suivent la réglementation bio, placées dans une zone d'acacias ou de prairies, mais potentiellement et temporairement à proximité de champs de colza. Dans ce cas, le miel de colza était déclassé en conventionnel, et les suivants (acacia, sapin...) passaient en bio. C'était une spécificité française. Aujourd'hui, l'Europe nous demande de nous mettre au pas par rapport à d'autres pays ; dont de gros exportateurs de miel bio qui jugent qu'il existe une distorsion de concurrence.
Cette dérogation ne sera plus applicable à partir du 1er janvier, ce qui déstabilise complètement les exploitations bio.

Avec la fin de la période hivernale, c'est le retour du vol de ruches. Quelles sont les solutions pour y faire face ?

D. R. : « A la fin de l'hiver, nous nous rendons compte que des personnes ne maîtrisant pas leurs pertes et surtout peu scrupuleuses vont se servir chez le voisin. Dernièrement, un apiculteur s'est fait voler 35 ruches dans la Marne, et ce n'est pas le seul cas, on en découvre tous les ans. C'est malheureusement fréquent, et c'est un axe de travail sur lequel nous devons nous pencher ; il y a peut-être des choses à structurer au niveau régional. S'il existe des équipements comme les pièges photos ou les balises GPS, j'en appelle à chacun à faire preuve de vigilance et à signaler toute situation anormale.

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