L'Avenir Agricole et Rural 14 novembre 2014 à 08h00 | Par E.D.

Renouvellement au Gaec du Mouzon

La société Agriservices a organisé des portes ouvertes au GAEC du Mouzon, en partenariat avec les Jeunes Agriculteurs du canton de Bourmont.

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Le robot MS-R1 est équipé de deux portes d’entrées et de deux portes de sortie intelligentes, permettant de trier les animaux en box d’isolement.
Le robot MS-R1 est équipé de deux portes d’entrées et de deux portes de sortie intelligentes, permettant de trier les animaux en box d’isolement. - © E.D.

Des éleveurs précurseurs

Le GAEC du Mouzon, basé à Vaudrecourt, dans le Bassigny, compte deux associés, Eric et Olivier, ainsi qu’Emilien, le fils d’Eric, qui les a rejoints comme salarié. L’arrivée du fils d’Olivier sur l’exploitation est prévue prochainement. Pour rien au monde les frères Rogue ne reviendraient à la traite individualisée.

Avec 330 ha de SCOP, 150 ha de SFP (dont 30 ha de maïs), une activité ETA pour les chantiers de moisson, de pressage et d’ensilages, un atelier d’engraissement pour valoriser les surfaces non-labourables (30 bœufs et 30 taureaux vendus par an), le robot était la condition sine qua non au maintien de l’atelier laitier.

Les éleveurs en sont déjà à un investissement de renouvellement. Ils sont passés à la traite robotisée en 2007 et travaillaient déjà avec Agriservices. Afin d’augmenter leur potentiel de production laitière, ils ont renouvelé leur équipement pour passer à deux stalles dernière génération. Ils auraient pu opter pour un robot double (deux stalles, un seul bras pour le branchement du pot trayeur), mais cette configuration était compliquée à implanter dans leur bâtiment existant. Avoir deux robots permet en outre de sécuriser la traite en cas de maintenance prolongée ou de panne. Néanmoins, depuis l’installation, quasiment aucun incident technique n’a été à déplorer.

Les éleveurs, actuellement à 95 VL, projettent de monter à 110, avec une production moyenne de 9 000 1/lactation, ce qui justifiait l’investissement dans deux robots. En effet, les exploitants sont déjà à l’ère de l’après-quota, puisqu’ils se sont groupés avec un exploitant du village voisin pour expédier des semis remorque de lait vers l’Italie, au prix moyen de 350 euros. Toutes les six traites, le lait part à 3 degrés. L’avantage, explique Olivier, c’est qu’il n’y a pas de critères de qualité imposés (TB, TP, cellules, butyriques...), seuls les germes et les antibiotiques sont contrôlés.

La robotique intelligente

La particularité des robots Boumatic, simples ou doubles, c’est la traite par l’arrière, une exclusivité, qui facilite l’accès à la mamelle en cas d’intervention de l’éleveur et le calme de l’animal. La vache circule au poste de traite par quatre portes hydrauliques latérales dont deux portes d’entrée et deux portes de sortie de tri intégrées : une vache peut entrer à droite et sortir à gauche, selon les paramètres, afin d’être orientée vers un box d’isolement ou de rejoindre ses congénères tout en gardant un contact visuel avec ces dernières.

La préparation de la mamelle (nettoyage et premiers jets) dure 60 secondes. Un investissement en temps qui permet de respecter la mamelle et d’accéder par la suite à un haut débit de traite.

Le bras n’est mobilisé que lors de la préparation de la mamelle et du branchement.

Le décrochage automatique s’effectue par trayon. La conductivité du lait est analysée quartier par quartier, ce qui permet de détecter d’éventuelles mammites et de les traiter préventivement.

Toutes les innovations de la marque peuvent s’intégrer au robot de base, explique Michel Petitdant, concessionnaire exclusif de la marque dans le Grand Est. Par exemple, une nouveauté sera très prochainement mise sur le marché. Elle concerne la vitesse de branchement, la rapidité de traite, et sera adaptable à tous les robots déjà en place dans les élevages.

Ration fermière

Le concentré distribué au robot est individualisé selon le potentiel de chaque vache. Il est composé d’un mélange fermier à base d’orge aplatie, de coques de soja et de tourteau, réalisé à la mélangeuse une fois par mois depuis septembre.

Il est complété par une ration à l’auge composée d’ensilage d’herbe et de maïs, de foin, de paille et de tourteau.

Le troupeau s’est adapté aux nouveaux robots en trois jours. Depuis qu’ils sont passés à la traite robotisée, les éleveurs passent beaucoup plus de temps dans le troupeau, notamment au moment du curage des logettes. Ils constatent une bien meilleure ambiance avec des animaux devenus plus calmes et dociles. Les éleveurs peuvent caresser leurs animaux, chose inconcevable à l’époque de la traite en salle.

Voir la suite de cet article dans notre édition du 14 Novembre.

Agriservices œuvre aux côtés des éleveurs

Entreprise familiale fondée il y a 33 ans par Michel Petitdant, Agriservices s’est spécialisée dans l’installation et l’entretien de machines à traire (salles de traite, traite rotative, traite robotisée). La société est basée à Colombey les Belles et rayonne sur le quart Nord Est de la France. Avec 43 salariés, c’est la concession Boumatic la plus importante sur le territoire français en termes de volume. Depuis le début de l’année, une soixantaine de modules a déjà été installée par la société, au cœur du marché dynamique du robot de traite.

Au fil du temps, l’installateur a étendu sa prestation à une approche globale des projets de modernisation d’élevages, que ce soit dans l’aménagement de bâtiments existants, comme au GAEC du Mouzon, ou dans le cadre de bâtiments neufs.

Michel Petitdant souligne que le service après-vente est primordial ; la vérification des installations a lieu tous les deux mois et demi, les éleveurs disposent d’une assistance téléphonique 24/24 au niveau de la concession, relayée par le national et le constructeur hollandais.

Confort de l’animal, qualité du lait et coûts de maintenance maîtrisé sont pour ce dirigeant les clés de la réussite, dans un contexte de prix du lait de plus en plus fluctuant.

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