L'Avenir Agricole et Rural 12 mai 2017 à 08h00 | Par Virginie INGEBOS

Remettre le Grand Est dans nos assiettes !

Pour sa quatrième étape des assises pour le développement des filières et des marchés alimentaires du grand Est, la Région s'est intéressée le 4 mai dernier à Rethel aux filières ovine, porcine et avicole.

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Le Grand Est compte 750 élevages ovins, soit 7 % de la production nationale. La région se caractérise par un bon équilibre entre élevages d'herbe et de bergerie.
Le Grand Est compte 750 élevages ovins, soit 7 % de la production nationale. La région se caractérise par un bon équilibre entre élevages d'herbe et de bergerie. - © V.I.

Après les fruits et légumes, la viande bovine et une journée consacrée au GMS, c'était  au tour des viandes blanches de faire l'objet d'une rencontre dans le cadre des assises  régionales des filières  et des marchés alimentaires du Grand Est.  Pour cette quatrième

étape, les représentants des filières avicoles, ovines  et porcines s'étaient donné rendez-vous, le 4 mai dernier, dans les Ardennes, au lycée agricole de Rethel. L'ob jectif est là encore pour le conseil régional,  pour bâtir sa politique agricole, de consulter les différents maillons de la filière autour d'une question centrale : com ment  reconquérir de la valeur ajoutée dans  notre  territoire ? Concrètement, cela signifie une augmentation de la part de marché des produits régionaux au sein de la consommation du Grand Est. Toutes les régions en Europe sont d'ailleurs en train de se poser ces questions. Augmenter  les ventes, et  de  la marge demain,  pour ne pas rester une région  consommatrice (voir en encadré) mais bien productrice de cette  valeur ajoutée. C'est là tout l'enjeu de ces assises, comme l'ont rappelé en ouverture Pascale Gaillot, présidente de la Commission agricole du Conseil Régional et Sébastien Loriette, en sa qualité de vice-président de la Chambre régional Grand Est.  " Nous devons récréer du lien entre producteurs et consommateurs », a-t-il insisté. Le Grand Est compte  750 élevages  ovins, soit 7 % de la production nationale. La région  se caractérise par un bon équilibre entre élevages  d'herbe  et de bergerie.

Un potentiel de consommation

Le Grand Est, c'est 1 500 ateliers d'élevage  porcins, ovins et avicoles. Ce  sont   aussi 5,5 millions  de   consommateurs potentiels. Des consommateurs qui expriment un besoin de proximité  de plus en plus fort. Plus qu'une simple mode, on se situe bien là sur une tendance forte.

« 86 % de la valeur ajoutée ou du chiffre additionnel des produits entre 2015 et 2016 venait de deux segments: la proximité et le bio » rappelle la Chambre régionale du Grand Est.

Depuis dix ans, la consommatian globale de viande est stable en  volumes. Mais  cette dynamique  est très différente d'une espèce à l'autre. La consommatian  de volaille ne cesse  d'augmenter, quand la viande ovine est en forte baisse. L'achat de viande de porc, pourtant très peu chère, semble aussi marquer le pas ces derniers temps. Le Grand Est demeure  néanmoins une région très consommatrice de porcs, de charcuterie notamment.

Pour ces filières,  la tendance est d'avoir des produits de plus en plus découpés, élaborés. Ce sont les importations qui vont alimenter ces marchés. Ainsi, en volaille de  chair,  40 %  de  la demande française est assurée par de la viande d'importation.

Initiative

L'agneau Lorrain

Des initiatives se mettent en place pour construire des filières locales. L'agneau Lorrain est une démarche relancée, ily a maintenant 18 mois, pour mettre en avant des ovins élevés, abattus et commercialisés en Lorraine.

"Non seulement les produc­teurs étaient derrière nous, mais ce qui est important, c'est que les abatteurs de notre ex-région Lorraine y ont cru, explique Xavier  Lerond, président  de l'association des fermiers lorrains, nous permettant cette année d'aug­menter les volumes d'abattage.

Ce qui est important dans nos productions, c'est de les identi­fier et les promouvoir, ajoute-t-il. Promouvoir ce qu'il se passe sur un territoire et le faire consommer, c'est notre cheval de bataille au sein de l'interprofession. On l'a déjà démontré à travers la filière ovine, on souhaite aussi le faire avec les autres produc­tions"·


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