L'Avenir Agricole et Rural 22 juin 2017 à 08h00 | Par E.P.

Réduire l’utilisation des produits phytosanitaires, quels leviers possibles ?

Lors de tours de plaine collectifs, des conseils comme «L’alternance culture d’hiver et de printemps est une méthode simple mais efficace pour limiter l’apparition des mauvaises herbes» ou «Un passage de herse étrille à l’aveugle 2-3 jours après le semis de blé ainsi que le décalage des dates de semis pour les céréales d’hiver permet de faire l’impasse sur le désherbage chimique d’automne» sont donnés.

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Bineuse
Bineuse - © G. Omnès

La prévention contre les agresseurs des cultures (adventices, maladies et ravageurs) se met en place par différents leviers. Toutefois, il n’y a pas de stratégie toute écrite, il faut combiner plusieurs leviers adaptés à votre système.

Le triangle ci-dessous liste des leviers agronomiques et techniques (lutte avec ou sans chimie) qui doivent être combinés pour réduire l’utilisation des produits phytosanitaires. L’aspect humain est également important : connaissance et capacité à observer les bioagresseurs ; niveau de tolérance ou d’acceptation des bio agresseurs ; autonomie dans les décisions, …

Comme dans toute démarche, la prévention est indispensable.

Pour limiter la pression des agresseurs, l’organisation paysagère avec la présence de haies est un moyen de diversifier les auxiliaires des cultures et l’adaptation de la taille des parcelles permet de limiter les dégâts des agresseurs. Pour créer des systèmes de cultures économes en intrants, performants dans le temps et rentables, il est essentiel de revenir aux fondamentaux de l’agronomie.

La diversification est la règle de base, avec notamment : la diversification des cultures, l’importance des cultures fourragères pluriannuelles, la pratique de différents modes de travail du sol, les associations de cultures, les mélanges variétaux, … . C’est l’alternance et la non spécialisation qui doit primer avant tout.

Exemple d’un cas concret : L’engagement MAEt du GAEC Horiot en 2013.

La zone «Meuse Phyto» couvre 47 000ha et correspond au bassin hydrographique de la Meuse en Haute-Marne. Suite à des apparitions répétées de bentazone et de glyphosate, cette zone est classée «Enjeu Eau». Des moyens sont donc proposés à tous les acteurs pour réduire leur utilisation de produits phytosanitaires.

L’engagement MAEt du GAEC Horiot vise la réduction de 40 % de l’IFT herbicide par rapport à l’IFT herbicide de territoire sur les parcelles engagées et le respect de l’IFT herbicide de territoire pour les parcelles non-engagées de l’exploitation, et cela sur 5 ans. Le graphique ci-contre montre, année par année, l’évolution des IFT herbicide du GAEC Horiot sur les parcelles engagées et les non-engagées avec le seuil respectif.

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