L'Avenir Agricole et Rural 06 septembre 2018 à 10h00 | Par T Morillon

Quels seront les lauréats des Talents Gourmands ?

Les finalistes de l’édition 2 018 du concours Talents Gourmands Crédit Agricole de Champagne-Bourgogne ont été sélectionnés. Adrien Richard, aviculteur à Courcelles-sur-Aujon, défendra le terroir haut-marnais dans la catégorie agriculteur.

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Adrien Richard, un jeune aviculteur installé hors cadre familial.
Adrien Richard, un jeune aviculteur installé hors cadre familial. - © E.D.

« Les Talents Gourmands » est un concours organisé par le Crédit Agricole en partenariat avec le Bottin Gourmand. L’objectif est de mettre en valeur la filière gastronomique. Le concours est organisé par région et les personnes peuvent s’inscrire dans l’une des trois catégories suivantes : agriculteur, restaurateur ou artisan des métiers de bouche.
L’an dernier, deux haut-marnais sont allés loin dans la compétition : Michel Gauvain (finaliste), éleveur à Aprey et Sébastien Ménassol (lauréat), producteur de safran à Leuchey.

Défendre le terroir régional
Pour cette 4ème édition, ils étaient plusieurs centaines en France à postuler afin de représenter leur région. En Champagne-Bourgogne, ils étaient une quarantaine à s’être inscrit pour mettre à l’honneur leur terroir. Au final, 9 finalistes (3 de chaque catégorie) ont été sélectionnés pour leur capacité à travailler et à sublimer leurs produits.
Cette année, Pascal Caffet est le président du jury du concours Talents Gourmands Crédit Agricole Champagne Bourgogne. Meilleur ouvrier de France Pâtissier et également champion du monde des métiers du dessert, il était membre du jury lors de la première édition du concours. La finale aura lieu dans sa chocolaterie/pâtisserie à Pont-Sainte-Marie (10). Les 9 finalistes devront présenter et défendre leur terroir devant le jury. Les lauréats de chaque catégorie recevront 3 000 € de la part du Crédit Agricole, tandis que les 6 autres finalistes repartiront avec 1 000 €.

Volailles de qualité
Adrien Richard est fils d’agriculteur, mais n’est pas attiré par ce métier au départ. Après une licence de sociologie, deux CAP de menuisier et plusieurs expériences professionnelles, il regagne sa contrée natale. En effet, au fil des années il ressent de nouvelles envies : l’élevage, l’agriculture biologique et les systèmes de vente directe.
Après l’obtention de son BPREA, il s’installe (hors cadre familial) en 2015 à Courcelles-sur-Aujon et réalise ses premières ventes en avril. Cherchant la meilleure qualité possible, il élève des volailles (poulets, dindes, pintades) fermières de plein air sur moins d’un hectare, de façon extensive et sans médicaments ni OGM. Il écoule sa production en vente directe ou en circuit court : à la ferme, sur les marchés, dans les magasins de producteurs, dans un drive fermier. En plus de la viande il commercialise également les œufs de son exploitation.
Les volailles sont élevées avec des céréales en petits lots dans des parcours enherbés et sont abattues au minimum à 16 semaines. Il s’agit de races à croissance lente afin d’avoir la meilleure qualité gustative. L’un des avantages de l’élevage est sa faible demande en mécanisation tout en restant confortable pour les volailles. Afin de gagner du temps de travail, une salariée a été embauchée à mi-temps pour aider Adrien lors de l’abattage des animaux.

Dimitri Vesaigne, boucher à Montribourg, est le deuxième haut-marnais du concours, malheureusement il n’a pas été retenu pour la finale. Après avoir travaillé dans l’industrie automobile, Dimitri décide de se reconvertir afin de mieux valoriser l’élevage familial. Il passe le CAP boucher en 2015 et ouvre son laboratoire de vente directe à la ferme. Situé à côté de l’exploitation, « Vachement bon » ouvre en 2016. En plus de la découpe de viande, Dimitri réalise également de la salaison. Il peut donc proposer à ses clients des colis de bœuf et de veau issus de l’élevage familial, mais aussi du filet mignon fumé, du boudin blanc, des saucisses, du lard, des pâtés en croûte… uniquement avec des produits haut-marnais.

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