L'Avenir Agricole et Rural 12 mars 2015 à 08h00 | Par E. Dauphin

Quel projet agricole pour le département ?

Les élections départementales remplacent les élections cantonales. Malgré une incertitude sur les compétences de l’échelon départemental, ce rendez-vous civique est l’occasion d’opter pour une orientation politique en matière agricole.

Abonnez-vous Réagir Imprimer

Nouvelle donne électorale

Les élections départementales se tiennent les 22 et 29 mars prochain. Anciennement appelées élections cantonales, ce scrutin va permettre d’élire les conseillers départementaux, nouveau nom donné aux conseillers généraux. Ils seront renouvelés tous les six ans dans leur intégralité alors que les conseillers généraux l’étaient par moitié tous les trois ans.

Le scrutin devient «binomal mixte majoritaire à deux tours». En claire, les cantons ne seront plus représentés par un conseiller mais par un binôme obligatoirement composé d’un homme et d’une femme. Pour être élu au premier tour, le binôme doit obtenir au moins la majorité absolue des suffrages exprimés et un nombre de suffrages égal à au moins 25 % des électeurs inscrits. Si aucun binôme est élu au premier tour, il est procédé à un second tour, le 29 mars 2015. Les binômes ayant obtenu 12,5 % des voix des inscrits, pourront se maintenir au 2ème tour. Le binôme qui obtient le plus grand nombre de voix (majorité relative) au second tour est élu.

La question des compétences toujours en suspens

La grande inconnue de ces élections reste les compétences qu’auront les Conseils départementaux après le vote. En effet, la nouvelle loi définissant le contour de leurs interventions n’a pas encore été votée. Il s’agit de la loi NOTRe portant sur la nouvelle organisation de la République. Après être passé au sénat, le texte a été adopté en première lecture le 10 mars par les département. Il sera rediscuté en seconde lecture au Sénat fin avril et le gouvernement escompte une adoption définitive avant l’été. Les assemblées départementales devraient garder leurs compétences concernant les collèges, la voirie, le tourisme et l’action sociale. En revanche, les transports scolaires reviendraient aux régions.

Les circonscriptions ont été dessinées de manière à avoir un nombre d’électeurs identique dans la limite d’une tolérance de 20 %
Les circonscriptions ont été dessinées de manière à avoir un nombre d’électeurs identique dans la limite d’une tolérance de 20 % - © E.D.

Cadrage local

Dans le sillage de la réforme territoriale, comme partout en France, le nombre de cantons a fortement diminué en Haute-Marne, passant de 32 à 17.

Actuellement, le département compte 32 élus, dont 22 appartenant à une majorité d’UMP /divers droite, 6 à gauche et 4 centristes.

Retrouvez 3 interviews dans notre édition du 13 mars 2015.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Avenir Agricole et Rural se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

L'Avenir Agricole et Rural
La couverture du journal L'Avenir Agricole et Rural n°2453 | juillet 2017

Dernier numéro
N° 2453 | juillet 2017

Edition de la semaineAnciens numérosABONNEZ-VOUS

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

Voir tous

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 20 unes régionales aujourd'hui