L'Avenir Agricole et Rural 14 juin 2018 à 11h00 | Par Edith Perrin

Qu'est ce qu'une charte des bonnes pratiques ?

Adhérer à la Charte des Bonnes Pratiques est un moyen pour les éleveurs de montrer leur engagement dans une démarche qui comprend la traçabilité, le sanitaire et la qualité des produits issus de l'exploitation. C'est pourquoi les laiteries demandent à leurs producteurs de s'inscrire dans cette démarche pour preuve de leur travail et de leur sérieux. C'est en fait, l'image de marque et le garant de leur métier.

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La charte des bonnes pratiques en élevage évoque l'importance de l'alimentation pour garantir la santé des animaux.
La charte des bonnes pratiques en élevage évoque l'importance de l'alimentation pour garantir la santé des animaux. - © F. d'Alteroche

Il faut avoir conscience que ces différents points ont un impact sur l'attribution des primes concernant la grille de paiement du lait ainsi que dans le cadre des contrôles d'Etat. C'est pourquoi nous allons faire les points sur chaque chapitre.
La Charte des Bonnes Pratiques d'Elevage (CBPE) traite 6 points :

- Identification
- Santé du troupeau
- Alimentation
- Qualité du lait
- Bien Être et Sécurité
- Environnement

Identification
Elle doit être complète, tous les animaux doivent porter 2 boucles de naissance qui doivent être maintenues présente durant la vie de l'animal. A ceci s'ajoute un ensemble de documents que nous rappelons dans le tableau ci joint qui peut être demandé lors des contrôles d'état sur l'IPG (Identification Pérenne Généralisée), dans le but de garantir la traçabilité des animaux ainsi que leur génétique.

Santé du troupeau

Ce paragraphe concerne tout ce qui est de l'ordre du suivi vétérinaire. Les documents attendus comme la visite sanitaire, le bilan sanitaire, le protocole de soin et les ordonnances sont là pour assurer la bonne santé des animaux ainsi que la bonne utilisation des médicaments par l'éleveur. Ces documents sont à renouveler selon des délais qui sont pour la visite sanitaire de maximum 3 ans, pour le bilan sanitaire et le protocole de soin de maximum 1 an. Pour chaque prescription de médicament il doit y avoir une ordonnance. Ces derniers devant être conservés dans un frigo et l'éleveur doit veiller à ne pas dépasser les délais de péremptions.
Ce dernier point est important, le contrôle de la pharmacie est obligatoire. L'ensemble des interventions effectuées par l'éleveur sur les animaux doit être notifié dans un carnet sanitaire qui doit être maintenu à jour et être en lien avec les ordonnances. Tout ceci dans le but de garantir aux consommateurs la non présence de produits dangereux dans les aliments comme le lait et la viande.
Une remarque importante est à faire : l'élimination des cadavres, des aiguilles, ainsi que des résidus médicamenteux doit être réalisés par les filières adéquates (ATEMAX, Vétérinaire).

Bien être et sécurité
Ce dernier paragraphe regroupe un ensemble de points qui sont vus au cours de la charte. Par exemple, la réalisation du document unique de prévention des risques qui permet d'analyser les points faibles des équipements (matériel, bâtiment) et des pratiques afin de les alerter vis-à-vis d'éventuels risques. Nous faisons aussi le point sur les différentes interventions possibles : écornage des veaux, parage, soins, traitements, etc pour que ces derniers soient effectués dans de bonnes conditions (cage de contention, bâtiment adapté) pour l'animal et l'homme.

Un point est à préciser : le box d'isolement. Il est obligatoire d'en posséder un sur toute exploitation adhérant à la charte des bonnes pratiques pour pouvoir séparer tout animal nouvellement arrivé ou ayant une pathologie nécessitant sa mise à l'écart.

Vous pourrez retrouver cet article au complet dans notre édition du 15 juin 2018.

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