L'Avenir Agricole et Rural 19 janvier 2017 à 08h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

PRODUCTIONS VEGETALES

L’APVA a organisé une journée technique le 20 décembre à la Chambre d’Agriculture sur le thème du vulpin. Pour limiter sa prolifération, des agriculteurs ont effectué des essais, ils ont présenté les résultats en compagnie d’un chercheur de l’Inra de Dijon.

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Jean-Luc Follot (à gauche), responsable du service productions végétales et Bruno Chauvel, chercheur à l’INRA de Dijon. Ce dernier a souligné la pertinence des essais effectués : «ces résultats méritent d’être analysés».
Jean-Luc Follot (à gauche), responsable du service productions végétales et Bruno Chauvel, chercheur à l’INRA de Dijon. Ce dernier a souligné la pertinence des essais effectués : «ces résultats méritent d’être analysés». - © T MORILLON

Par rapport aux autres adventices, les semences de vulpin tombent au sol avant la récolte de la culture. Avec l’utilisation massive d’herbicides depuis plusieurs années, le vulpin a développé des mécanismes de résistance aux familles de molécules fops, dimes, dens et sulfo. Les faux-semis et le labour ne sont pas, à eux seuls, suffisamment efficaces. Mais alors quelle est la bonne pratique a adopter ?

 

Efficacité du semis direct

Pour gérer le vulpin, il faut baisser la densité de semences dans le sol en limitant ou en empêchant le retour des semences dans le stock.

 

Pour Bruno CHAUVEL, chercheur à l’Inra de Dijon, il ne s’agit pas de se passer des pesticides, mais d’adopter une utilisation raisonnée dans le cadre d’un désherbage intégré. Ce dernier doit se composer de leviers différents (chimiques et non-chimiques) pour ralentir efficacement les résistances. Cette diversité doit être couplée avec une rotation longue et des cultures diversifiées. On peut renforcer l’efficacité avec des pratiques culturales (décalage des dates de semis, faux semis).

 

«La dormance des graines de vulpin est plus importante les années pluvieuses » explique Bruno CHAUVEL « dès que le froid disparaît, la dormance se lève, il suffit d’une température de 4°C pendant 15 jours. Pour limiter la prolifération, il faudrait trouver une culture indemne de vulpin qui n’augmente pas le stock de graines une année de temps en temps. Agronomiquement, il faudrait intégrer de la luzerne dans la rotation, mais économiquement parlant ce n’est pas toujours réalisable».

Eviter le semoir à dents

D’autres pratiques sont possibles, le GIEE (Groupement d’Intérêt Economique et Environnemental) Agro-Eco-Précis à Rochefort-sur-la-Côte veut maîtriser le désherbage en diminuant les intrants. Des essais ont été réalisés avec 3 semoirs : à dents (17 cm) et à disques en 17 et 25 cm. Chaque semoir intervient sur 3 préparations du sol différentes :

 

- Semis direct,

- TCS classique avec 1 passage outil juste après la récolte et 1 passage avant semis (décalés de 3 à 4 semaines),

- TCS précoce avec 1 passage outil juste après la récolte et 1 passage rapproché dans les 8 à 15 jours.

 

Du blé d’hiver a été implanté le 5 octobre 2015 sur une parcelle avec un précédent colza et récolté le 31 juillet 2016. Globalement, la parcelle était propre car on dénombrait entre 1 et 2 pieds de vulpin/m², avec moins de vulpins en semis direct. La deuxième année, c’est de l’orge d’hiver qui a été semée le 6 octobre 2016 sur la même parcelle avec un seul passage de déchaumeur, mais à des dates différentes. 2 mois après l’implantation, on s’aperçoit avec les comptages que c’est la préparation «semis direct» qui a le plus limité la population de vulpins. A l’inverse, le semoir à dents a davantage remué de terre, ce qui favorise les levées de vulpin. Il est effectivement bien présent : entre 29 et 90 pieds/m², l’orge d’hiver n’étant pas adaptée à la lutte contre cette plante

 

Retrouvez la suite de notre article dans notre édition papier de cette semaine page 04
Bonne lecture.

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