L'Avenir Agricole et Rural 06 novembre 2020 a 09h00 | Par GEC

Productions Bio : une croissance sans déprise !

Depuis 2017, novembre est le mois de l’AB en GRAND EST. C’est l’occasion de sensibiliser de nouveaux agriculteurs à ce mode de production et de parler BIO dans de nombreux médias. Le reconfinement limitant les visites de sites, la Chambre d’agriculture vous proposera une série de reportages tout au long du mois et pose quelques repères utiles sur la conjoncture des marchés Bio.

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Passer à l’agrobiologie : la Chambre d’agriculture vous aide à choisir le bon assolement, à explorer de nouveaux débouchés car des places restent à prendre.
Passer à l’agrobiologie : la Chambre d’agriculture vous aide à choisir le bon assolement, à explorer de nouveaux débouchés car des places restent à prendre. - © Xavier Delbecque

Beaucoup s’interrogent sur le devenir du marché des productions biologiques au regard de la rapide multiplication des conversions observées depuis 3 ans. Cette crainte de déflation des denrées biologiques est récurrente. Pourtant jamais les professionnels des filières ne l’ont vu s’amorcer car la consommation gagne des parts de marché chaque année et les industriels français veillent à limiter leurs importations. Les périodes de crises sanitaires comme celle de la COVID 19 accélèrent la croissance de cette demande. Pour les filières, l’enjeu est avant tout de restructurer les outils de collecte.

Réguler pour développer

Depuis 2019, la forte dynamique des conversions permet de couvrir les besoins français en blé tendre biologique d’autant que de nombreuses grosses structures passent le cap, des structures souvent localisées dans des bassins céréaliers à bons potentiels.
Dès lors, selon les observateurs de la filière, il sera possible de voir une surproduction de l’ordre de 10 à 15 % dans les années à venir mais cela ne remettra pas en cause la rentabilité des systèmes bio qui peuvent supporter une baisse des prix d’achat aujourd’hui largement supérieurs au prix des récoltes conventionnelles (jusque 550 €/tonne de blé) et aux prix observés voici 3 ans.

Bien emblaver

Pour les opérateurs des filières, la première règle à respecter pour sécuriser un système bio est de contractualiser avant d’emblaver. La seconde est de diversifier son assolement en y introduisant des légumineuses et des céréales secondaires notamment en C2, 2ème année de conversion où les récoltes ne peuvent pas encore être valorisées en circuits bio hormis pour l’alimentation animale.

L’introduction de légumineuses est toujours un plus pour le potentiel agronomique des sols et certaines céréales secondaires sont très cotées sur le marché tout comme des variétés de blés de population (Rouge d’Alsace, Rouge de Bordeaux, Barbu du Maconnais,…).
Pour Frédéric BERHAUT, conseiller spécialisé à la Chambre d’agriculture il existe aussi des leviers techniques pour améliorer la performance des systèmes biologiques. Il faut notamment bien connaître ses sols.

Les aides aux investissements dans les filières

Le fonds Avenir Bio de l’Agence Bio

Un appel à projets Avenir Bio n°22 est ouvert du 19 octobre 2020 au 12 janvier 2021.

Le "Fonds Avenir Bio » est fortement renforcé et désormais doté de 13 millions d’euros par an de 2021 à 2022 grâce au volet « transition agricole » du plan de relance gouvernemental.

Le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation et l’Agence BIO souhaitent ainsi accélérer le développement de la production biologique grâce à l’augmentation importante du nombre des projets soutenus.
Dans un contexte de crise sanitaire, cette mesure dédiée du plan de relance permettra de soutenir et de financer des investissements matériels et immatériels.


Novembre : L’Agrobiologie à l’Affiche

En Haute-Marne comme en région Grand Est, le Mois de la Bio fédère de nombreux partenaires dont le GAB mais aussi la Chambre d’agriculture. Il s’appuie sur des agrobiologistes soucieux de développer ce mode de production en communiquant sur leurs savoir-faire et leurs résultats.

En Haute-Marne, 3 rendez-vous étaient programmés, chacun devait traiter d’enjeux déterminants pour la pérennisation des exploitations biologiques : diffusion du progrès technique en élevage, en grandes cultures et sécurisation voire amélioration de la valorisation des diverses productions.

Le reconfinement invitant à la prudence, ces rendez-vous ne peuvent être maintenus en format « portes ouvertes, ils seront remplacés par des reportages à retrouver tout au long du mois de novembre».

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