L'Avenir Agricole et Rural 04 mai 2018 à 10h00 | Par J. Behr

Prix et compétitivité, l’un ne va pas sans l’autre

Profitant de la venue du Président de la République au Parlement européen, la FDSEA et les JA du Bas-Rhin ont demandé une entrevue pour aborder les questions agricoles. Emmanuel Macron a répondu favorablement et a demandé à sa conseillère agricole, Audrey Bourolleau, de recevoir la profession agricole du Grand Est en marge de son déplacement à Strasbourg.

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Audrey Bourolleau, conseillère agricole d’Emmanuel Macron en visite dans le Bas-Rhin.
Audrey Bourolleau, conseillère agricole d’Emmanuel Macron en visite dans le Bas-Rhin. - © JB

Durant près de 2 heures, FRSEA et JA ont interpellé la conseillère agricole sur la suite des EGA, les problématiques de compétitivité, la réforme de la Pac, la situation économique des exploitations sans oublier celle des retraités agricoles.
Représentant la FRSEA Grand Est, Franck Sander a insisté sur la situation frontalière de la région Grand Est qui subit de fait de plein fouet les distorsions de compétitivité avec ses voisins. A cela se rajoutent les effets de la convergence de la Pac qui fait perdre près de 80 M€ d’aides aux exploitations du Grand Est. Aussi «la priorité pour le Chef de l’Etat doit être d’améliorer la compétitivité des entreprises françaises» a insisté le président de la FDSEA. Il a notamment demandé que la baisse de 7 points des cotisations sociales des exploitants, obtenue par la FNSEA auprès du précédent gouvernement et remis en cause par la nouvelle majorité, soit intégralement rétablie. Idem pour l’avantage conjugué du CICE et de la réduction pour les occasionnels, celui-ci doit être maintenu pour ne pas désavantager les agriculteurs français.

De la PAC au GCO

Au-delà de l’échelon national, Franck Sander a demandé que le Président de la République se batte pour un budget européen à la hauteur et une Pac forte.
Etienne Losser, représentant JA du Grand Est et Thomas Gillig ont tour à tour appuyé la nécessité de conforter la compétitivité des exploitations, particulièrement pour les jeunes en phase d’installation, à un moment où les charges de remboursement sont lourdes. Etienne Losser a plaidé pour un réexamen des dossiers des jeunes agriculteurs pour lesquels une déchéance de la DJA pourrait intervenir. La forte volatilité des prix et/ou des rendements est déjà suffisamment pénalisante pour ne pas exiger en plus un remboursement de la DJA.

Inventer une nouvelle forme de contractualisation dans les territoires

La conseillère agricole du Président de la République s’est montrée très à l’écoute lors de ce tour de table auquel tous les syndicats et la chambre d’agriculture avaient été conviés.
S’agissant des états généraux de l’agriculture, Audrey Bourolleau a précisé que le gouvernement ne reculera pas puisqu’une partie de la loi sera adoptée par ordonnances. L’objectif de la loi est de ramener de la valeur dans les fermes. Toutefois, la loi ne fera pas tout. Il faut réussir à fixer des indicateurs de coût de production sur lesquels on pourra s’appuyer et surtout arriver à mettre en place des contrats pluriannuels. Pour cela, la conseillère mise beaucoup sur les initiatives prises localement dans les territoires.

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