L'Avenir Agricole et Rural 07 juin 2012 à 10h28 | Par L'Avenir Agricole et Rural

Prix des terres - Vers une financiarisation de l’agriculture

Le marché des terres agricoles a été très dynamique en 2011, aussi bien pour les terres et prés libres à la vente que celles qui étaient louées. Les sociétés qui échappent au contrôle des Safer achètent de plus en plus de terres agricoles.

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- © E. D.

Un 2011 le marché foncier a été très actif, selon la FNSafer qui a présenté  à la presse, le 30 mai à Paris,  les principales tendances du marché immobilier rural. Surtout en fin d’année, en raison de la réforme de la fiscalité des plus values immobilières qui s’est manifesté sur les forêts, les terrains à bâtir et les maisons à          la campagne.  Pour ce qui est plus spécifiquement du marché des terres agricoles, le prix moyen des terres libres a atteint 5430 ?/ha soit 6 % de plus qu’en 2010 soit une augmentation significative. Celui des terres louées  s’est établi à 3830 Euros/ha, en progrès de 3,1 % par rapport à l’année précédente.  Même tendance pour les vignes. A 99 400 ?/ha les vignes en appellation d’origine protégée, les prix ont progressé de 4,7 % et celui des vignes hors AOP de 4 % pour atteindre 11 100 ?/ha. Phénomène nouveau, pour la première fois, les transactions sur les terres en location ont été supérieures à celles des terres libres,  respectivement  178 000 ha et 163 000 ha. De plus en plus d’ailleurs, les surfaces en faire valoir direct diminuent au profit de la location. Robert Lévesque, directeur de la FNSafer en tire la conclusion  que ce phénomène traduit une consolidation des exploitations foncières existantes. «Le marché libre pour l’agrandissement et l’installation est de plus en plus étroit» observe-t-il. En tout cas, depuis 2007 et contrairement aux observations antérieures, les prix des terres agricoles ne sont plus corrélés avec les revenus agricoles. «C’est le pari sur les besoins croissants de produits agricoles qui fait monter les prix, plus que les revenus agricoles et la baisse des taux d’intérêt», observe René Lévesque. Et aussi l’intérêt que portent  les investisseurs au marché foncier.


Suite dans notre édition du 08 juin 2012.

Le gaspillage des terres se poursuit


Malgré la création de commissions départementales de consommation d’espaces agricoles, la disparition des terres agricoles au profit de l’urbanisation se poursuit. «Cela a eu une influence positive, en ce sens qu’on porte plus d’attention au changement destination» observe Emmanuel Hyest. Ceci étant l’effet ne s’est fait guère sentir.  Au cours des années précédentes de 2006 à 2010, ce sont 78 000 hectares qui ont été soustraits de l’agriculture par an. Soit un département tous les quatre ans.

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