L'Avenir Agricole et Rural 31 mai 2018 à 09h00 | Par T.M.

Premier forum des opportunités de l’agrobiologie : bilan positif

La FRCUMA Grand Est, la Chambre d’Agriculture et le Groupement des Agrobiologistes de Haute-Marne ont réuni dans un même lieu les principaux acteurs des filières biologiques le 25 avril à Neuilly-l’Evèque à l’occasion du Declic Bio.

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Avec plus de 80 visiteurs, Déclic Bio est une réussite.
Avec plus de 80 visiteurs, Déclic Bio est une réussite. - © T.M.

Se convertir en agriculture biologique signifie changer ses pratiques. Et c’est justement pour accompagner les exploitants à cette (r)évolution et répondre à leurs questions que le Déclic Bio a rassemblé plus de 31 exposants : acheteurs de graines, semences et autres produits végétaux, partenaires des éleveurs, centres de conditionnement d’œufs en recherche de producteurs, collecteurs de lait, prestataires de services de tri, séchage, stockage…

De nombreux organismes étaient présents pour répondre à toutes les questions techniques, réglementaires, organisationnelles, et sur les perspectives des filières. A leurs côtés, des organismes de conseils, de développement et de certification ont apporté des précisions sur la mise en œuvre et les conditions de réussite d’un projet de conversion.

Trouver des marchés


Lors d’une table-ronde, la Chanvrière de l’Aube a expliqué que le chanvre est une culture qui se prête bien à la production bio. Son marché est en fort développement, même s’il reste un marché de niche, sans gros volumes de commercialisation. La principale contrainte de cette culture est le séchage de la graine qui doit être réalisé rapidement (4h après la récolte). La coopérative a donc tout un travail logistique à effectuer, du producteur au séchoir, dans un rayon de 120 km autour de Troyes. Un travail est en cours avec la FRAB (Fédération Régionale des AgroBiologistes) afin que tous les agriculteurs du territoire aient accès à un séchoir et qu’ils puissent produire cette culture.

Le stockage peut également être une contrainte car les silos ne doivent contenir que des cultures bio, sans aucuns résidus de productions conventionnelles. Coop de France développe actuellement le stockage à la ferme en tissant des partenariats avec des agriculteurs.

Avec du chanvre on récolte environ une tonne de chenevis (graines de chanvre) par hectare pour un prix de vente deux fois plus important qu’en conventionnel : actuellement 1300 € la tonne de chenevis bio. La certification bio permet de maintenir des prix rémunérateurs. De plus, les clients de La Chanvrière de l’Aube recherchent de la traçabilité, celle-ci met donc en avant l’origine française de son chanvre, ce qui lui assure certains marchés.

Optimiser ses récoltes


La deuxième table-ronde était axée sur la gestion des récoltes : la problématique du nettoyage et du triage. Ainsi ABCDE (entreprise lorraine de triage de semences de ferme) peut récupérer un mélange de récolte et séparer le blé de la féverole (par exemple) grâce à une machine de haute-technologie.
Plusieurs agriculteurs ont décidé de créer une unité collective de nettoyage, séchage et stockage à Auberive, en partenariat avec un meunier. «On est sur une très haute qualité de travail du grain» explique Alexandre Dormoy, l’un des associés de Biotope. «Nous pourrons faire de la prestation à condition que l’agriculteur ait un débouché pour sa production». Il sera également possible de mettre le stock en commun afin d’avoir un volume suffisant et vendre plus facilement la production. L’ouverture de Biotope est prévue en juin 2019.

Vous pourrez retrouver la suite de cet article dans notre édition du 01er Juin 2018

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