L'Avenir Agricole et Rural 10 septembre 2015 à 08h00 | Par T.Morillon

Plein gaz pour la méthanisation

Des GAEC du sud haut-marnais se sont associés pour traiter et valoriser les effluents d’élevages bovins. Ensemble, ils ont créé la SAS CMV Biogaz qui va prochainement produire de l’électricité grâce à un méthaniseur.

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Jérôme Sauvageot, Jean-Pierre Sauvageot, Nicolas Lorimier (de gauche à droite) et leurs associés se sont lancés dans la méthanisation.
Jérôme Sauvageot, Jean-Pierre Sauvageot, Nicolas Lorimier (de gauche à droite) et leurs associés se sont lancés dans la méthanisation. - © T.M.

Mise aux normes productives

 

Valoriser les effluents d’élevage

Les effluents sont pesés à l’entrée du site, pour connaître exactement l’apport de chaque GAEC. Les matières premières sont ensuite entreposées selon leur nature : fumier, lisier, inter-culture, poussières de céréales… «Il faut savoir gérer l’approvisionnement et tirer profit des couverts végétaux, j’utilise beaucoup le mélange avoine/pois» déclare Jérôme Sauvageot du GAEC du Champet. Il y a quelques règles à respecter comme ne pas mettre de pailles de plus de 7 cm et respecter certaines proportions (pas trop de fumier compact).

Les effluents sont ensuite versés dans une trémie de 100 m³ où ils sont broyés et injectés par doses régulières dans le fermenteur. Lorsque l’installation tournera à plein régime, c’est 30 tonnes par jour qui seront nécessaires pour produire du méthane. Le mélange est ainsi ingéré, selon les cas, on peut y ajouter des enzymes et des produits anti-souffre. Un agitateur à pâles mélange le tout pour avoir un produit homogène, ces conditions permettent une fermentation optimale. L’azote organique se transforme alors en azote ammoniacal. Le produit va ensuite dans une deuxième cuve : le post-fermenteur (plus de 2000 m³). Différents facteurs sont à surveiller : le taux de matière sèche entrant, la nature et la composition des intrants...

En sortie de cuve, le gaz arrive dans un long tuyau souterrain pour qu’il refroidisse. La condensation permet en effet d’enlever l’eau restante, par la suite, cette dernière est réinjectée en cuve. Le digestat produit est stocké, il lui faudra attendre 6 mois avant d’être utilisé. Le gaz alimente un moteur qui fournit de l’électricité et une torchère consume le surplus. Une partie de la chaleur est réinjectée dans les cuves pour qu’elles soient à 40 degrés, c’est la température idéale pour le développement des bactéries méthanisantes. Un ordinateur surveille la bonne marche des opérations (température, taux de matière sèche...), en cas de problème, les associés sont immédiatement contactés par sms.

Vous pourrez retrouver la suite de cet article dans notre édition du 11 septembre 2015.

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