L'Avenir Agricole et Rural 21 juillet 2016 à 08h00 | Par JLB

Petite moisson

Contrairement à l’an dernier il n’y aura pas de bonne surprise. Les orges sont décevantes, les pois sinistrés et les colzas très hétérogènes. Quant au blé, les premières estimations sont très inquiétantes. Nous faisons le point cette semaine avec la SEPAC.

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De gauche à droite, Jean-François Ferrand, responsable collecte, Laurent Pellouard magasinier sur le pôle gare et Marc Gauthier, directeur de la SEPAC, auront, cette année, un gros travail de tri à effectuer.
De gauche à droite, Jean-François Ferrand, responsable collecte, Laurent Pellouard magasinier sur le pôle gare et Marc Gauthier, directeur de la SEPAC, auront, cette année, un gros travail de tri à effectuer. - © JLB

Beaucoup d’orgette

 

J. François Ferrand, responsable collecte à la SEPAC, estime que le rendement moyen des orges d’hiver se situera entre 50 et 55 quintaux. Les calibrages «brassicoles» sont en moyenne de 59, soit 10 points de moins que l’an dernier. La variété Etincel s’impose et Casino confirme être l’alternative au «tout etincel».

A signaler toutefois un taux d’impuretés contenu entre 1 à 2 %, car les orges d’hiver sont une des seules cultures à être restée propre. L’orgette représente donc environ 40 % de volume (le grain brassicole devant être supérieur à 2.5 mm). Le taux de protéine est en moyenne de 11 ; ce qui est dans la norme «brasserie». En revanche le faible PS (58 contre 67 l’an dernier) va pénaliser la valorisation de l’orgette.

Pois d’hiver catastrophique

La bactériose qui s’est développée en raison des conditions climatiques qui ont été expliquées dans un précédent article, a littéralement anéanti cette culture. Les rendements sont de l’ordre de 4 à 5 quintaux/ha en moyenne sachant que toutes les parcelles n’ont même pas été récoltées. La qualité des grains est par ailleurs très médiocre avec des taux d’impuretés, allant de 3 à 45 % ! Le faible volume de collecte a permis à l’OS d’extraire le «moins mauvais» qui restera néanmoins difficile à commercialiser.

La bactériose est présente 8 mois dans le sol et 3 ans sur les graines. La sole qui s’était fortement développée l’an dernier, va certainement s’effondrer peut-être pour laisser la place au pois de printemps qui est moins impacté, la maladie restant localisée dans les zones hydromorphes et l’impact en termes de rendement serait de l’ordre de 1 à 1.5 tonnes. Le verdict sera connu dans quelques semaines car la moisson n’a pas encore commencé.

Des colzas autour de 25 à 27 quintaux

Lors de la rédaction de cet article, le mardi 19 juillet, 30 % des colzas étaient récoltés. Les rendements s’échelonnent de 15 à 35 qx avec une moyenne qui devrait se situer entre 25 et 27 qx.

J. François Ferrand note aussi une grande hétérogénéité au niveau du salissement avec un taux d’impureté, qui peut monter jusqu’à 15 % avec la présence du gaillet qui, cette année, pèse lourd car il est encore vert. Comme pour les autres cultures, l’aspect végétatif était pourtant favorable en sortie d’hiver, du moins sur les parcelles où le colza était suffisamment alimenté. Il y a en effet eu une rupture d’éléments fertilisants au cours de l’hiver qui a engendré une mauvaise reprise de végétation au printemps, propice au salissement.

Le manque de luminosité explique probablement, là encore, le faible PMG (cf encadré). En effet, malgré un nombre de siliques au m² moyen, les petits PMG ont un impact de 7 à 8 quintaux.

Le taux d’humidité (< 8) est dans la norme mais le taux d’huile risque de régresser. Les années précédentes il était de 45 en moyenne ; ce qui permettait une meilleure valorisation sur les marchés, sachant qu’un point représente environ 5d/t. Ce critère n’est pas mesuré lors de la livraison mais il permet néanmoins un retour de valorisation par le collecteur aux producteurs.

Vous pourrez retrouver la suite de cet article dans notre édition du 22 juillet 2016.

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