L'Avenir Agricole et Rural 21 avril 2016 à 08h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

PARC NATIONAL : Repartir sur de bonnes bases

La profession agricole met des conditions très fermes sur le retour à la négociation pour la

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PROJET D'AIRE D'ETUDE AU 5 NOVEMBRE 2009
PROJET D'AIRE D'ETUDE AU 5 NOVEMBRE 2009 - © SOURCE DDT

Le périmètre initialement envisagé dans le dossier de candidature se localisait sur les forêts du Châtillonnais et d’Arc en Barrois. La demande d’extension formulée par le secteur d’Auberive a modifié la donne.

 

Le cœur du problème… et inversement

Lorsque le Ministre François FILLON a annoncé, dans le courant de l’été 2009, son souhait de créer sur le plateau de Langres un Parc National consacré à la forêt feuillue, le dossier de candidature portait sur une aire limitée au tracé en pointillé rouge qui est sur la carte ci-contre.

Le 5 novembre 2009, comme le démontre la même carte, plusieurs collectivités avaient manifesté leur intérêt pour le projet et notamment le secteur d’Auberive. A cette époque, chacun entrevoyait dans ce projet, une chance pour la notoriété et le développement du territoire.

En 2010, un GIP a été créé conformément à la loi du 14 avril 2006 avec une composition fortement déséquilibrée en faveur de l’Etat. Mais personne ne s’en inquiétait puisqu’il s’agissait d’un parc national intégrant quasi exclusivement des forêts domaniales. Le calendrier initial prévoyait un arrêté de prise en considération signé par le 1er Ministre au printemps 2012. Un rapport a été rédigé à cet effet au cours de l’été 2011 et a recueilli 94 % d’avis favorables lors de la consultation locale. Mais lorsqu’il a été soumis aux instances nationales, et notamment au Conseil National de la Protection de la Nature, (CNPN), deux experts : Messieurs BELAY et URBANO, ont jugé que les périmètres n’étaient pas assez ambitieux. La procédure a donc été stoppée et après divers échanges avec le Président du GIP, son Directeur et le Préfet coordonnateur, une lettre de cadrage a été rédigée par le Directeur de l’Eau et de la Biodiversité du Ministère de l’Ecologie, Monsieur Jean Marc MICHEL. Ce document rappelle expressément que le parc national s’inscrit dans la Stratégie de Création d’Aires Protégées (SCAP) dont l’objectif est de couvrir 2 % du territoire national. Les cœurs de parc entrent dans ces 2 % qui sont des espaces sanctuarisés. Être dans un cœur de parc n’est donc pas un fait anodin qui, plus est, engage à perpétuité les propriétaires car aucune porte de sortie n’est prévue par la loi. C’est pour cette raison que la profession agricole ne veut absolument pas que les terres agricoles soient englobées en dehors du volontariat manifesté expressément par les propriétaires et les exploitants.

Les Chambres impliquées dans un groupe de travail agricole

Françoise SOULIMAN, la Préfète coordonnatrice a demandé aux Chambres d’Agriculture d’animer un groupe de travail pour tenter de débloquer la situation. La profession agricole a fixé ses conditions, à savoir le retour à un cœur de parc conforme au schéma initial, avant toute discussion sur la rédaction de la charte.

La position du Maire de Châtillon-sur-Seine - Hubert BRIGAND, semble en totale cohérence avec cette démarche. En revanche le Président Guy DURANTET, plutôt que donner la leçon, comme il l’a fait dans le JHM du 20 avril 2016, pourrait lui-même s’interroger sur le fonctionnement démocratique du GIP lorsque ce dernier a imposé à son conseil d’administration du 18 février 2014 un cœur de parc dessiné à Paris.

Il est probable que les Présidents des Chambres d’Agriculture répondent positivement à l’invitation du préfet coordonnateur mais il est tout aussi probable que le débat tourne court si les dirigeants du GIP campent sur leur position et leurs certitudes.

 

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