L'Avenir Agricole et Rural 19 juillet 2018 à 09h00 | Par L'Avenir Agricole et Rural

PARC NATIONAL : LES INTERDICTIONS EN ZONE DE COEUR

Alors que le GIP a validé la troisième version de la charte lors de son assemblée générale le 11 juillet à Langres, des précisions sont apportées quant à la réglementation qui s’appliquera pour les agriculteurs en zone de Cœur.

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Les syndicats agricoles craignent qu’une réglementation plus dourde vienne s’ajouter à celle existante
Les syndicats agricoles craignent qu’une réglementation plus dourde vienne s’ajouter à celle existante - © FDSEA 52

Les choses s’accélèrent ! Le 4 juillet le Ministre de la transition Ecologique et solidaire Nicolas Hulot a présenté son Plan de sauvegarde de la biodiversité en France. Parmi les 90 mesures annoncées, la création du parc national des forêts de feuillus de Champagne Bourgogne est citée.

 

Blocage à Vanvey

Le même jour était organisée l’assemblée générale du GIP à Vanvey (21), où la troisième et dernière version de la charte devait initialement être validée. Mais la mobilisation des FDSEA et JA de Côte d’Or et de Haute-Marne a porté ses fruits : une centaine d’agriculteurs et autres acteurs du secteur économique ont bloqué les routes menant à Vanvey. Ces barrages filtrants ne visaient que les membres du GIP, les personnes extérieures pouvant circuler librement.

 

« Une mobilisation qui s’est déroulée sans heurts, à l’exception d’un unique incident provoqué par l’un des membres du GIP qui a forcé un barrage, renversant un manifestant » précise les organisations syndicales.

 

La manifestation a permis de reporter l’AG du GIP au 11 juillet à Langres. Mais cette fois-ci l’État a pris les devants : une centaine de gendarmes mobilisés, blocage de la route principale de 14h à 23h et surtout alors que la moisson bat son plein - interdiction aux engins agricoles de circuler sur le territoire de Langres (sauf ceux ayant leur exploitation dans la zone et sous réserve d’être accompagné par les forces de l’ordre). Toute mobilisation des syndicats devenait alors impossible.

 

Quelle place pour l’agriculture ?

Rappelons que FDSEA et JA reprochent « un projet qui se moque des acteurs locaux et du secteur économique, alors qu’il n’y a pas d’argent ou de subventions conséquentes pour le territoire » avec « une volonté inavouable mais pourtant claire de mettre tout le territoire sous cloche ». Et justement la réglementation commence à se préciser. Dans un communiqué publié le 5 juillet, le GIP a dévoilé les contraintes écologiques pour les agriculteurs en Cœur de parc :

 

« Le territoire du futur Parc national représente un peu plus de 240 000 hectares dont près de 102 300 ha de surfaces agricoles. Sur ces 102 300 ha, 2 300 ha sont en cœur de parc (zone relativement centrale du territoire qui représente le plus fort intérêt écologique).

La réglementation spécifique en cœur de parc ne porte que sur ces 2 300 ha. Elle concerne environ 60 agriculteurs sur les 650 du territoire. Sur les 100 000 autres hectares de terres agricoles (102 300 – 2 300), aucune réglementation spécifique au parc national ne s’appliquera aux agriculteurs concernés.

 

Vous pouvez lire la suite en page 7 de notre édition de cette semaine

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