L'Avenir Agricole et Rural 06 décembre 2018 à 09h00 | Par T. DIVAY

Parasitisme et changement climatique

Nous connaissons des situations météorologiques estivales atypiques dues aux bouleversements climatiques que chacun, à quelques exceptions près, reconnaît. Cette situation influe sur les êtres vivants y compris les parasites.

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L’arrière saison particulièrement sèche n’a pas permis une véritable repousse.
L’arrière saison particulièrement sèche n’a pas permis une véritable repousse. - © L. Brémont

Il faut se rendre à l’évidence
Ces changements ne sont pas sans incidence sur le comportement des êtres vivants et les parasites sont eux aussi concernés du fait qu’une partie de leur cycle biologique se passe dans le milieu extérieur.
Périodes de sécheresse prolongées, canicules, périodes pluvieuses persistantes, grosses variations de température, hivers doux et tardifs. Autant de facteurs dont les variations font qu’aucune année ne ressemble à une autre.

Laisser le calendrier des interventions de côté et ne plus agir « en aveugle »
Aujourd’hui, il faut éviter de faire la relation systématique entre « date et situation parasitaire ». Par ailleurs, nous devons perdre cette vision simpliste du « déparasitage systématique » à la rentrée. En effet, il est beaucoup plus juste d’envisager la lutte contre les effets néfastes du parasitisme. Présence parasitaire ne signifie pas obligatoirement qu’il y aura pertes économiques ou conséquences sur l’état sanitaire des animaux.

Etablir un diagnostic
Commencer par le pré-diagnostic

A partir du vécu, c’est une question de mémoire...
•La présence de grande douve est-elle avérée dans l’élevage ?
•Un examen du terrain a-t-il été réalisé ?
•Avez-vous connaissance de saisies de foies aux abattoirs (attention : il n’est pas toujours précisé s’il s’agit de grande ou de petite douve),
•Quelles ont été les interventions au cours de l’année écoulée ?
•Y a-t-il des problèmes parasitaires en hiver (poux) ?

Cas particulier de la saison de pâturage 2 018
Un printemps particulièrement humide
L’accroissement de la charge parasitaire des parcelles pâturées en matière de strongles digestifs est assuré par le recyclage des parasites.
Sans mesures préventives d’ordres agronomique, médical ou de conduite des  lots mis en pâture, le niveau de contamination des pâtures a pu atteindre un niveau élevé en juin. Parallèlement, les gîtes à limnées situés aux niveaux des sources et mouillères ont connu une activité capable de provoquer une contamination par la grande douve et le paramphistome en avril et mai.
Une sécheresse estivale durable
Dès la fin du mois de juin, et jusqu’à très tard, la sécheresse, l’ensoleillement et les fortes températures ont remis les compteurs à zéro au niveau des strongles.

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